Il a été acclimaté dans diverses parties du monde, en particulier en
Amérique du Nord, en Afrique du Sud, en Australie et en NouvelleZélande, où il n’a pas manqué de provoquer des ruptures d’équilibre au sein
des populations d’oiseaux autochtones, tout en commettant des dégâts dans
les cultures, se révélant parfois une véritable plaie dont il est difficile, voire
impossible, de se débarrasser.
Fig. 49. Extension de l’Étourneau Sturnus vulgaris en Amérique du Nord.
Les lignes interrompues marquent les limites approximatives de distribution
aux dates indiquées. D’après Wing, 1943.
L’envahissement de l’Amérique du Nord est particulièrement
spectaculaire (fig. 49). Après plusieurs essais d’acclimatation infructueux,
60 individus furent lâchés en 1890 et 40 en 1891 à Central Park, en plein
New York. Pendant 6 ans, l’Étourneau resta confiné au district urbain newyorkais ; puis ses populations augmentant, il se répandit à travers le nord-est
des États-Unis. Dès lors son extension commença vers l’ouest et le sud. En
1926, il avait atteint la vallée du Mississippi, et partout son établissement
était suivi d’une prolifération de l’espèce, dont les vagues partaient ensuite
coloniser les zones demeurées vierges.
À l’heure actuelle l’Étourneau a envahi la totalité des États-Unis,
jusqu’à la côte pacifique où il a niché dès 1959 en Californie. Il est établi
par ailleurs dans le nord du Mexique, au Canada jusqu’aux rives de la baie
d’Hudson et même récemment en Alaska.
L’établissement de l’Étourneau à travers l’Amérique du Nord a donc
présenté les caractères d’une véritable explosion ; en quelque 70 ans, cet
oiseau a presque peuplé un continent. En 1943, ses populations étaient
Amérique du Nord, en Afrique du Sud, en Australie et en NouvelleZélande, où il n’a pas manqué de provoquer des ruptures d’équilibre au sein
des populations d’oiseaux autochtones, tout en commettant des dégâts dans
les cultures, se révélant parfois une véritable plaie dont il est difficile, voire
impossible, de se débarrasser.
Fig. 49. Extension de l’Étourneau Sturnus vulgaris en Amérique du Nord.
Les lignes interrompues marquent les limites approximatives de distribution
aux dates indiquées. D’après Wing, 1943.
L’envahissement de l’Amérique du Nord est particulièrement
spectaculaire (fig. 49). Après plusieurs essais d’acclimatation infructueux,
60 individus furent lâchés en 1890 et 40 en 1891 à Central Park, en plein
New York. Pendant 6 ans, l’Étourneau resta confiné au district urbain newyorkais ; puis ses populations augmentant, il se répandit à travers le nord-est
des États-Unis. Dès lors son extension commença vers l’ouest et le sud. En
1926, il avait atteint la vallée du Mississippi, et partout son établissement
était suivi d’une prolifération de l’espèce, dont les vagues partaient ensuite
coloniser les zones demeurées vierges.
À l’heure actuelle l’Étourneau a envahi la totalité des États-Unis,
jusqu’à la côte pacifique où il a niché dès 1959 en Californie. Il est établi
par ailleurs dans le nord du Mexique, au Canada jusqu’aux rives de la baie
d’Hudson et même récemment en Alaska.
L’établissement de l’Étourneau à travers l’Amérique du Nord a donc
présenté les caractères d’une véritable explosion ; en quelque 70 ans, cet
oiseau a presque peuplé un continent. En 1943, ses populations étaient
