pauvres du monde. Incapables de travailler, les habitants qui vivent au jour
le jour se trouvèrent subitement dans un état de complet dénuement. Selon
un auteur brésilien (P. A. Sampaio) : « Comme des hordes de Huns
sanguinaires les Moustiques avançaient laissant une traînée de deuil et de
destruction dans leur sillage. »
Devant cette catastrophe, le gouvernement fédéral brésilien commença
une vaste campagne de lutte avec l’aide de la Rockefeller Foundation.
La progression du Moustique fut d’abord stoppée ; puis on commença
à l’éliminer de la zone contaminée : en novembre 1940, il était entièrement
éradiqué du Brésil. Cette lamentable expérience avait coûté des milliers de
vies humaines, un peu plus de misère pour une population au niveau de vie
déjà très bas et plus de 2 millions de dollars.
Toute l’Amérique avait néanmoins été protégée de ce fléau, car
l’Anopheles gambiae aurait vraisemblablement pu s’étendre sur une aire
allant du sud des États-Unis au nord de l’Argentine. Cette catastrophe
risque cependant de se répéter dans le futur, ne serait-ce qu’en raison de
l’augmentation rapide du trafic entre l’Afrique et l’Amérique et de la
difficulté du contrôle sanitaire et entomologique des moyens de transport,
notamment des avions.
Fig. 48. Distribution du Moustique africain Anopheles gambiae dans le
nord-est du Brésil. Cet insecte s’est répandu dans la vallée du Jaguaribe,
de l’Assu et de l’Apodi, aux conditions écologiques particulièrement
favorables ; en revanche sa progression vers l’ouest et le sud a été gênée
le jour se trouvèrent subitement dans un état de complet dénuement. Selon
un auteur brésilien (P. A. Sampaio) : « Comme des hordes de Huns
sanguinaires les Moustiques avançaient laissant une traînée de deuil et de
destruction dans leur sillage. »
Devant cette catastrophe, le gouvernement fédéral brésilien commença
une vaste campagne de lutte avec l’aide de la Rockefeller Foundation.
La progression du Moustique fut d’abord stoppée ; puis on commença
à l’éliminer de la zone contaminée : en novembre 1940, il était entièrement
éradiqué du Brésil. Cette lamentable expérience avait coûté des milliers de
vies humaines, un peu plus de misère pour une population au niveau de vie
déjà très bas et plus de 2 millions de dollars.
Toute l’Amérique avait néanmoins été protégée de ce fléau, car
l’Anopheles gambiae aurait vraisemblablement pu s’étendre sur une aire
allant du sud des États-Unis au nord de l’Argentine. Cette catastrophe
risque cependant de se répéter dans le futur, ne serait-ce qu’en raison de
l’augmentation rapide du trafic entre l’Afrique et l’Amérique et de la
difficulté du contrôle sanitaire et entomologique des moyens de transport,
notamment des avions.
Fig. 48. Distribution du Moustique africain Anopheles gambiae dans le
nord-est du Brésil. Cet insecte s’est répandu dans la vallée du Jaguaribe,
de l’Assu et de l’Apodi, aux conditions écologiques particulièrement
favorables ; en revanche sa progression vers l’ouest et le sud a été gênée
