sur l’équilibre de la nature et créer un problème grave pour la conservation
des espèces et la protection d’une richesse naturelle dont vivent des milliers
d’hommes.
4. Transport et acclimatation d’Insectes
Les Insectes sont manifestement les animaux terrestres dominants à
l’époque actuelle. Certains vivent en association avec l’homme ; d’autres,
bien plus nombreux, sont liés à ses cultures et à ses industries. Il n’y a de ce
fait même rien d’étonnant à ce que l’homme ait assuré volontairement ou
non le transport de beaucoup d’entre eux à travers le monde.
Le nombre et la variété des insectes transportés ont beaucoup
augmenté dans les temps récents du fait de la fréquence accrue des
échanges commerciaux, des plus grandes facilités de voyages et aussi de
l’accélération de ceux-ci, rendant possible le transport d’animaux vivants
auxquels la lenteur des voyages ne permettait pas d’arriver autrefois à bon
port.
Sur un bateau chargé de riz, venant de Calcutta et de Rangoon et se
rendant à Cuba, pas moins de 42 espèces d’Arthropodes (parmi lesquels des
Bostryches, des Ténébrionides, des Curculionides et des Pyrales) ont été
rencontrées, ayant survécu à des fumigations et à des désinsectisations
répétées (Myers, 1934). Les services sanitaires des États-Unis ont découvert
des insectes très variés à bord de 28 852 avions parmi les 80 716 qui furent
inspectés de 1937 à 1947. Ces données permettent à elles seules de juger de
l’importance du transfert d’insectes par les moyens de transport modernes,
et aussi de leurs chances de s’établir, en dépit de la surveillance de services
d’inspection spécialisés, notoirement insuffisants dans beaucoup de pays et
en tout cas incapables d’autre chose que de limiter parmi les insectes le
nombre de « passagers et d’immigrés clandestins »
179
. Comme dans le cas
des végétaux, l’homme a, volontairement ou non, créé de nouvelles
communautés d’Arthropodes, au détriment d’espèces autochtones et surtout
au préjudice de ses propres intérêts.
Cet impact dans la faune est surtout évident dans les régions insulaires,
où l’équilibre naturel a été profondément déplacé. D’après Zimmermann
des espèces et la protection d’une richesse naturelle dont vivent des milliers
d’hommes.
4. Transport et acclimatation d’Insectes
Les Insectes sont manifestement les animaux terrestres dominants à
l’époque actuelle. Certains vivent en association avec l’homme ; d’autres,
bien plus nombreux, sont liés à ses cultures et à ses industries. Il n’y a de ce
fait même rien d’étonnant à ce que l’homme ait assuré volontairement ou
non le transport de beaucoup d’entre eux à travers le monde.
Le nombre et la variété des insectes transportés ont beaucoup
augmenté dans les temps récents du fait de la fréquence accrue des
échanges commerciaux, des plus grandes facilités de voyages et aussi de
l’accélération de ceux-ci, rendant possible le transport d’animaux vivants
auxquels la lenteur des voyages ne permettait pas d’arriver autrefois à bon
port.
Sur un bateau chargé de riz, venant de Calcutta et de Rangoon et se
rendant à Cuba, pas moins de 42 espèces d’Arthropodes (parmi lesquels des
Bostryches, des Ténébrionides, des Curculionides et des Pyrales) ont été
rencontrées, ayant survécu à des fumigations et à des désinsectisations
répétées (Myers, 1934). Les services sanitaires des États-Unis ont découvert
des insectes très variés à bord de 28 852 avions parmi les 80 716 qui furent
inspectés de 1937 à 1947. Ces données permettent à elles seules de juger de
l’importance du transfert d’insectes par les moyens de transport modernes,
et aussi de leurs chances de s’établir, en dépit de la surveillance de services
d’inspection spécialisés, notoirement insuffisants dans beaucoup de pays et
en tout cas incapables d’autre chose que de limiter parmi les insectes le
nombre de « passagers et d’immigrés clandestins »
179
. Comme dans le cas
des végétaux, l’homme a, volontairement ou non, créé de nouvelles
communautés d’Arthropodes, au détriment d’espèces autochtones et surtout
au préjudice de ses propres intérêts.
Cet impact dans la faune est surtout évident dans les régions insulaires,
où l’équilibre naturel a été profondément déplacé. D’après Zimmermann
