Cette Achatine est donc maintenant répandue à travers une large aire
dans les parties tropicales de l’Ancien Monde. Elle s’est mise à y pulluler,
grâce à son extraordinaire faculté de reproduction
174
et à sa grande souplesse
écologique. À Ceylan, on observa 227 individus sur un seul tronc de
Cocotier. À Java, un colon en récoltait plus de 400 chaque matin dans un
petit jardin. Dans les Mariannes, elles sont si nombreuses qu’elles
occasionnent des accidents d’autos, les pneus patinant sur les Mollusques
écrasés sur les routes.
D’une manière très curieuse, elle a accentué ses tendances arboricoles
dans tous les pays qu’elle a conquis. Elle attaque les bourgeons et les
pousses d’une longue série de plantes cultivées (surtout Bananiers,
Cacaoyers, Papayers, Hévéas, Agrumes et plantes de couverture) et y
commet des dégâts qui prennent localement des proportions de catastrophe,
en particulier en Malaisie et aux Mariannes. Les planteurs lui reprochent de
plus de transporter les spores et les germes de nombreuses maladies
végétales (mosaïques par exemple) grâce à la large sole sur laquelle elle se
déplace comme nos Escargots.
Devant cette grave menace pour l’agriculture, plusieurs moyens de
lutte ont été préconisés, le plus simple étant la collecte systématique des
Achatines ainsi mises à prix : par moins d’un demi-million d’adultes et
quelque 20 millions d’œufs ont ainsi été récoltés à Singapour, sans pour
autant faire disparaître l’espèce de l’île. Les appâts empoisonnés n’ont
guère eu plus de succès.
Les biologistes ont alors tenté la lutte biologique. Les populations
d’Achatines paraissent en équilibre en Afrique, du fait de l’action limitante
d’ennemis naturels qui font défaut dans les aires où elles ont été introduites.
Des missions scientifiques furent envoyées au Kenya pour y rechercher les
ennemis naturels de ce Mollusque. À part quelques Insectes, elles en
ramenèrent surtout 2 Mollusques Gastéropodes carnassiers de la famille des
Streptaxidae : Gonaxis kibweziensis et Endentulina affinis. Une première
tentative fut faite dans l’île d’Agiguan, dans les Mariannes. Introduits en
1950, les Gonaxis avaient détruit 20 % des Achatines en 1952, et 60 % en
1954. Devant le succès de cette expérience, celle-ci fut renouvelée dans la
plupart des îles du Pacifique, et notamment aux Hawaii. Des quelque
30 espèces qui y furent introduites, 5 se montrèrent réellement efficaces et
plus particulièrement Gonaxis quadrilateralis. Celui-ci détruit les pontes et
dans les parties tropicales de l’Ancien Monde. Elle s’est mise à y pulluler,
grâce à son extraordinaire faculté de reproduction
174
et à sa grande souplesse
écologique. À Ceylan, on observa 227 individus sur un seul tronc de
Cocotier. À Java, un colon en récoltait plus de 400 chaque matin dans un
petit jardin. Dans les Mariannes, elles sont si nombreuses qu’elles
occasionnent des accidents d’autos, les pneus patinant sur les Mollusques
écrasés sur les routes.
D’une manière très curieuse, elle a accentué ses tendances arboricoles
dans tous les pays qu’elle a conquis. Elle attaque les bourgeons et les
pousses d’une longue série de plantes cultivées (surtout Bananiers,
Cacaoyers, Papayers, Hévéas, Agrumes et plantes de couverture) et y
commet des dégâts qui prennent localement des proportions de catastrophe,
en particulier en Malaisie et aux Mariannes. Les planteurs lui reprochent de
plus de transporter les spores et les germes de nombreuses maladies
végétales (mosaïques par exemple) grâce à la large sole sur laquelle elle se
déplace comme nos Escargots.
Devant cette grave menace pour l’agriculture, plusieurs moyens de
lutte ont été préconisés, le plus simple étant la collecte systématique des
Achatines ainsi mises à prix : par moins d’un demi-million d’adultes et
quelque 20 millions d’œufs ont ainsi été récoltés à Singapour, sans pour
autant faire disparaître l’espèce de l’île. Les appâts empoisonnés n’ont
guère eu plus de succès.
Les biologistes ont alors tenté la lutte biologique. Les populations
d’Achatines paraissent en équilibre en Afrique, du fait de l’action limitante
d’ennemis naturels qui font défaut dans les aires où elles ont été introduites.
Des missions scientifiques furent envoyées au Kenya pour y rechercher les
ennemis naturels de ce Mollusque. À part quelques Insectes, elles en
ramenèrent surtout 2 Mollusques Gastéropodes carnassiers de la famille des
Streptaxidae : Gonaxis kibweziensis et Endentulina affinis. Une première
tentative fut faite dans l’île d’Agiguan, dans les Mariannes. Introduits en
1950, les Gonaxis avaient détruit 20 % des Achatines en 1952, et 60 % en
1954. Devant le succès de cette expérience, celle-ci fut renouvelée dans la
plupart des îles du Pacifique, et notamment aux Hawaii. Des quelque
30 espèces qui y furent introduites, 5 se montrèrent réellement efficaces et
plus particulièrement Gonaxis quadrilateralis. Celui-ci détruit les pontes et
