les jeunes Achatines et n’hésite pas à s’attaquer à des adultes de 7 à 10 cm.
Aux Hawaii, les Mollusques déprédateurs ont diminué dans une proportion
de 80 % et l’état de leurs populations qui ne comprennent plus que des
individus de grande taille montre que celles-ci ne se renouvellent plus.
Notons qu’un autre Mollusque carnivore originaire de Floride, Englandina
rosea, contribue lui aussi au contrôle des Achatines. Les tentatives faites
avec d’autres espèces, et notamment Gonaxis kibweziensis, ont été
abandonnées.
D’autres prédateurs on fait l’objet d’essais analogues, et notamment
des insectes : Carabidae (Tefflus d’Afrique orientale) et Lampyridae
(Lamprophorus de l’Inde). Leur action est nettement moins efficace.
On dispose donc maintenant d’un moyen de lutte biologique, qui, joint
à l’usage bien compris de molluscicides, permet, sinon d’éradiquer, du
moins de contrôler les populations d’un Mollusque particulièrement
dangereux pour les cultures et l’équilibre naturel (Abbott 1949, 51 ; Mead,
1961 ; Petitjean, 1966).
3. Poissons et autres animaux aquatiques
Depuis fort longtemps, l’homme s’est efforcé de transporter
d’innombrables poissons hors de leur aire de distribution naturelle. Certains
de ces essais ont été couronnés d’un plein succès et ont permis de résoudre
des problèmes alimentaires en mettant à la disposition des populations
humaines des ressources appréciables en protéines animales. Mais d’autres
n’ont pas été sans entraîner une modification profonde des équilibres
biologiques, au détriment d’espèces autochtones parfois plus intéressantes
sur le plan économique (Vibert et Lagler, 1961). De véritables succès ont
sans aucun doute été enregistrés, telle l’acclimatation de diverses Truites
dans les rivières de montagne d’Extrême-Orient ou d’Afrique orientale, des
Saumons en Nouvelle-Zélande et des Aloses (Alosa sapidissima) sur la côte
pacifique de l’Amérique du Nord ; ces succès s’expliquent par le fait que
ces espèces semblent « préadaptées » aux milieux où on les a introduites, y
occupant des niches écologiques demeurées vacantes, sans élimination
d’espèces autochtones et sans prolifération exagérée (fig. 44).
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