risques seraient grands de modifier l’équilibre écologique de nos côtes,
notamment en ce qui concerne les poissons, et d’occasionner de sérieuses
perturbations à la pêche et à la navigation côtière.
2. Un Mollusque nuisible : l’Achatine
Les Achatines appartiennent à un groupe de Mollusques pulmonés
voisin des Escargots, riche en espèces et réparti dans les régions tropicales
de l’Ancien Monde ; particulièrement bien diversifiées en Afrique où elles
habitent surtout les forêts humides, quelques-unes d’entre elles peuplent le
sud-est de l’Asie, la Malaisie et l’Indonésie. Une seule retiendra notre
attention, Achatina fulica, distribuée originellement à travers l’Afrique
orientale depuis l’Abyssinie jusqu’au Mozambique : il s’agit d’une espèce
de grande taille dont la coquille atteint 13 cm et le corps étendu 20 cm
(fig. 42). Volontiers arboricole, elle grimpe aux arbres où elle se nourrit,
surtout dans son jeune âge, de pousses et de bourgeons. Si peu de dégâts ont
été signalés dans son aire d’origine, il n’en est pas de même dans les
régions tropicales où elle a été introduite, volontairement ou non, par
l’homme (Mead, 1961).
Fig. 42. Achatine d’Afrique orientale Achatina fulica.
Ces acclimatations sont pour certaines déjà anciennes. Sans aucun
doute non indigène à Madagascar, où sa présence remonte à la nuit des
temps, cette Achatine fut pour la première fois signalée hors d’Afrique à
l’île Maurice, en 1803, puis vers 1821 à La Réunion : le gouverneur de
l’époque l’avait fait venir de Madagascar et l’élevait dans son jardin, son
épouse ayant un faible pour le potage à l’escargot qui passait pour guérir les
notamment en ce qui concerne les poissons, et d’occasionner de sérieuses
perturbations à la pêche et à la navigation côtière.
2. Un Mollusque nuisible : l’Achatine
Les Achatines appartiennent à un groupe de Mollusques pulmonés
voisin des Escargots, riche en espèces et réparti dans les régions tropicales
de l’Ancien Monde ; particulièrement bien diversifiées en Afrique où elles
habitent surtout les forêts humides, quelques-unes d’entre elles peuplent le
sud-est de l’Asie, la Malaisie et l’Indonésie. Une seule retiendra notre
attention, Achatina fulica, distribuée originellement à travers l’Afrique
orientale depuis l’Abyssinie jusqu’au Mozambique : il s’agit d’une espèce
de grande taille dont la coquille atteint 13 cm et le corps étendu 20 cm
(fig. 42). Volontiers arboricole, elle grimpe aux arbres où elle se nourrit,
surtout dans son jeune âge, de pousses et de bourgeons. Si peu de dégâts ont
été signalés dans son aire d’origine, il n’en est pas de même dans les
régions tropicales où elle a été introduite, volontairement ou non, par
l’homme (Mead, 1961).
Fig. 42. Achatine d’Afrique orientale Achatina fulica.
Ces acclimatations sont pour certaines déjà anciennes. Sans aucun
doute non indigène à Madagascar, où sa présence remonte à la nuit des
temps, cette Achatine fut pour la première fois signalée hors d’Afrique à
l’île Maurice, en 1803, puis vers 1821 à La Réunion : le gouverneur de
l’époque l’avait fait venir de Madagascar et l’élevait dans son jardin, son
épouse ayant un faible pour le potage à l’escargot qui passait pour guérir les
