intéressantes pour l’homme et par les méthodes de la sylviculture moderne.
De très nombreux arbres ont été transportés à travers le monde.
Une mention spéciale doit être faite aux Eucalyptus, Myrtacées
originaires d’Australie où ils constituent l’élément dominant de la
végétation, maintenant acclimatés dans une grande partie des zones chaudes
et tempérées (Penfold et Willis, 1961). Si les premières semences arrivèrent
à Paris en 1804 et si aux alentours de 1810 des Eucalyptus prospéraient à la
Malmaison, c’est seulement à partir de 1857 que des plantations véritables
furent établies en Europe méridionale et en Afrique du Nord. Dès 1823, ces
arbres étaient introduits au Chili, en 1828 en Afrique du Sud, dans l’Inde en
1843, en Californie en 1853 et en Argentine en 1857. De nombreuses
espèces parmi les 500 qui forment le genre font l’objet de culture sur
environ 1,4 million d’hectares à travers le monde. Rien qu’au Brésil, où
l’Eucalyptus fut introduit entre 1855 et 1870, ces plantations occupent une
surface de 800 000 ha et comprennent environ 2 000 millions d’arbres dont
1 200 millions dans le seul État de São Paulo. Les plantations d’Eucalyptus
sont actuellement partout en pleine expansion, notamment sous l’impulsion
de grands organismes internationaux.
Les Eucalyptus, dont les multiples espèces répondent à des besoins et à
des exigences différents suivant la nature des sols et les climats, présentent
d’incontestables avantages. Ils permettent de régénérer des terres abîmées
par l’homme, comme ce fut notamment le cas dans le sud-est du Brésil,
ravagé par la déforestation et les mauvaises pratiques culturales. En raison
de leur croissance rapide, ils procurent à court terme une quantité
appréciable de bois
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(bien que de qualité médiocre dans le cas de certaines
espèces) constituant ainsi une ressource naturelle de valeur dans les pays
déforestés où ils jouent un grand rôle économique. Cela est particulièrement
important à l’époque actuelle en raison de la réduction des forêts et d’une
demande croissante en produits ligneux. Mais les Eucalyptus ont été
considérés à tort comme une panacée. À long terme le reboisement en
autres essences est souvent plus profitable. Le biologiste ne trouve guère de
satisfactions dans leurs forêts, de véritables déserts quant à leur peuplement
animal.
Bien d’autres essences ont été transportées par l’homme en particulier
dans le monde des Conifères. L’Amérique du Nord (surtout l’ouest) et le
Japon, étant spécifiquement plus riches que l’Europe, ont tenté nos
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