Alpes françaises, dont plusieurs vallées ont été défigurées par l’industrie.
En Maurienne, dans l’étroit couloir que forme la vallée entre Modane et
Aiguebelle, où sont implantés des complexes métallurgiques produisant de
l’aluminium, une pollution fluorée
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très grave est responsable de la
dégénérescence d’une partie des forêts de Conifères. Le fluor produit une
nécrose des aiguilles, qui brunissent, puis tombent, entraînant la mort des
arbres ou du moins un ralentissement de la croissance et une réduction de la
fructification. Sur 700 ha ayant fait l’objet d’investigations, les forestiers
ont rencontré 16 565 arbres morts. Les Pins sylvestres sont particulièrement
sensibles (jusqu’à 80 % d’entre eux sont détruits), de même que les
Épicéas, alors que les Sapins et les Mélèzes paraissent plus résistants.
Des cas semblables ont été signalés dans bien d’autres régions
fortement industrialisées, notamment aux États-Unis, où les gaz de fonderie
sont responsables de la destruction de forêts sur de vastes espaces.
Ces menaces planant sur les habitats naturels ne sont pas à minimiser à
l’heure actuelle. Des milliers de tonnes de substances diverses, dont les
effets se combinent de la manière la plus détestable, se déversent sur les
champs
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, les forêts et les étendues demeurées sauvages, contribuant à les
« empoisonner » au sens littéral du terme. La situation est d’autant plus
grave que pour lutter contre le gigantisme des grandes agglomérations,
beaucoup d’États, notamment en Europe occidentale, appliquent
actuellement une politique de décentralisation et par des mesures
économiques provoquent un véritable éclatement des centres industriels en
encourageant l’implantation d’usines dans des zones jusqu’alors demeurées
rurales. Ces mesures, aussi bénéfiques soient-elles au point de vue social,
risquent d’étendre le mal en créant et en multipliant les foyers de pollutions
à travers tout le pays. C’est ce qui se passe en France, entre autres en
Normandie dont diverses vallées (avant tout la basse vallée de la Seine)
voient se développer des industries ayant fui la capitale surpeuplée.
Certes l’étendue du péril a provoqué une réaction de la part de
l’opinion publique. Les autorités officielles, à l’instigation des services
sanitaires et de nombreux groupements de particuliers, ont commencé à
prendre des mesures pour contrôler, sinon supprimer, les pollutions
atmosphériques. Les moyens de prévention et de lutte consistent avant tout
en un bon conditionnement des appareils de combustion, aussi bien
domestiques qu’industriels ; en l’installation d’appareils de récupération des
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