substances nocives (avant tout des hydrocarbures incomplètement brûlés et
des produits soufrés) ; et en un dépoussiérage massif des fumées et autres
déchets que l’on rejette à l’état brut dans l’atmosphère.
Nous disposons des moyens techniques pour diminuer les pollutions
atmosphériques, comme en témoignent les résultats satisfaisants obtenus
dans certains pays. En Grande-Bretagne, les mesures prises à la suite du
Clean Air Act de 1956 ont produit leurs effets. À Londres, 80 % des
156 000 t de poussières projetées annuellement dans l’atmosphère ont été
éliminés et l’on estime qu’en hiver la ville reçoit 50 % de rayons solaires en
plus. Ces mesures coûtent bien entendu cher, mais c’est le prix que nous
devons payer pour bénéficier de la civilisation industrielle.
Il en est de même de la pollution due aux automobiles. Divers
procédés sont actuellement en cours d’étude ou de réalisation, notamment
aux États-Unis où des lois très strictes vont être mises en application au
cours des prochaines années. On parle même d’une interdiction du classique
moteur à explosion et de l’emploi d’essence contenant du plomb. On ne
peut qu’insister sur les effets déplorables d’une politique des transports
favorisant l’automobile, ce qui est de plus ridicule en pleine crise du
pétrole. À côté du bruit et de l’emprise au sol exagérée des routes et
garages, ce véhicule est source de pollutions variées et graves, notamment
dans les villes. L’abus de l’automobile est un problème politique auquel il
convient de trouver sans tarder une solution.
Une autre série de mesures de la plus haute importance consiste en
l’aménagement dans toutes les zones urbaines d’espaces verts aussi vastes
que possible. Des arbres et des plantes judicieusement choisis y protègent
les citadins contre la pollution de l’air que ceux-ci respirent. Les feuillages,
capables de retenir les particules en suspension dans l’air, sont également en
état de « régénérer » à proprement parler l’atmosphère. Tous les plans
d’urbanisation et d’aménagement des zones résidentielles doivent donc
comporter des espaces réservés à la végétation ; si ceux-ci sont destinés à la
« récréation » des citadins, à leur bien-être moral, ils sont également
indispensables sur le plan strictement matériel pour garder un peu d’air pur
au sein des villes.
Mais la pollution de l’atmosphère n’intéresse pas seulement
l’hygiéniste, car l’empoisonnement de l’air a de graves répercussions sur
l’équilibre naturel en viciant le milieu aérien et en déversant dans les
des produits soufrés) ; et en un dépoussiérage massif des fumées et autres
déchets que l’on rejette à l’état brut dans l’atmosphère.
Nous disposons des moyens techniques pour diminuer les pollutions
atmosphériques, comme en témoignent les résultats satisfaisants obtenus
dans certains pays. En Grande-Bretagne, les mesures prises à la suite du
Clean Air Act de 1956 ont produit leurs effets. À Londres, 80 % des
156 000 t de poussières projetées annuellement dans l’atmosphère ont été
éliminés et l’on estime qu’en hiver la ville reçoit 50 % de rayons solaires en
plus. Ces mesures coûtent bien entendu cher, mais c’est le prix que nous
devons payer pour bénéficier de la civilisation industrielle.
Il en est de même de la pollution due aux automobiles. Divers
procédés sont actuellement en cours d’étude ou de réalisation, notamment
aux États-Unis où des lois très strictes vont être mises en application au
cours des prochaines années. On parle même d’une interdiction du classique
moteur à explosion et de l’emploi d’essence contenant du plomb. On ne
peut qu’insister sur les effets déplorables d’une politique des transports
favorisant l’automobile, ce qui est de plus ridicule en pleine crise du
pétrole. À côté du bruit et de l’emprise au sol exagérée des routes et
garages, ce véhicule est source de pollutions variées et graves, notamment
dans les villes. L’abus de l’automobile est un problème politique auquel il
convient de trouver sans tarder une solution.
Une autre série de mesures de la plus haute importance consiste en
l’aménagement dans toutes les zones urbaines d’espaces verts aussi vastes
que possible. Des arbres et des plantes judicieusement choisis y protègent
les citadins contre la pollution de l’air que ceux-ci respirent. Les feuillages,
capables de retenir les particules en suspension dans l’air, sont également en
état de « régénérer » à proprement parler l’atmosphère. Tous les plans
d’urbanisation et d’aménagement des zones résidentielles doivent donc
comporter des espaces réservés à la végétation ; si ceux-ci sont destinés à la
« récréation » des citadins, à leur bien-être moral, ils sont également
indispensables sur le plan strictement matériel pour garder un peu d’air pur
au sein des villes.
Mais la pollution de l’atmosphère n’intéresse pas seulement
l’hygiéniste, car l’empoisonnement de l’air a de graves répercussions sur
l’équilibre naturel en viciant le milieu aérien et en déversant dans les
