troubles cardiaques et respiratoires chez environ 42 % des habitants (10 %
de cas sérieux). On déplora une vingtaine de décès dont la pollution
atmosphérique est directement responsable.
En août 1967, le U.S. Public Health Service a publié une liste de 65
villes atteintes gravement par ces maux. Les trois premières sont, dans
l’ordre, New York, Chicago et Philadelphie ; 7 300 centres urbains ont à
faire face à des problèmes de ce genre. La cité qui dans le passé avait le
plus souffert est Los Angeles. Des inversions thermiques fréquentes dans
cette zone, jointes à un rayonnement solaire intense, activant les réactions, y
produisent une stagnation de l’air au niveau du sol. La pollution
atmosphérique y était tristement célèbre, de même que les accidents de
santé des habitants. Une vigoureuse campagne eut raison de ces pollutions,
ce qui prouve que l’homme peut les éliminer quand il en a la volonté.
Tous ces cas attestent le degré atteint par la pollution atmosphérique
au-dessus des villes et particulièrement des centres industriels. La santé de
l’homme en est gravement atteinte et on ne fait encore que mesurer d’une
manière très imparfaite les conséquences de l’empoisonnement de
l’atmosphère sur l’hygiène publique. Rappelons que dans les villes les
bâtiments eux-mêmes sont affectés par les substances répandues dans l’air,
qui viennent les souiller, voire les attaquer (en particulier les acides). On a
pu dire à ce sujet que l’obélisque de Louxor, qui orne la place de la
Concorde à Paris, a été plus usé depuis qu’il a été érigé à son emplacement
actuel en 1836 que dans son site primitif depuis Ramsès II. Et pendant ce
temps, les Parisiens ont respiré l’air qui attaquait la pierre.
Si les hommes pâtissent des pollutions atmosphériques, la nature subit
elle aussi de graves atteintes. Les communautés sauvages souffrent dans
leur ensemble d’être recouvertes d’un dépôt de produits corrosifs, affectant
principalement les végétaux. Des travaux récents ont montré que, plongés
dans l’air pollué, les jeunes plants présentent des malformations structurales
et la différenciation de couches superficielles anormales, notamment de
liège ; puis au cours de stades ultérieurs, les tissus sont profondément
modifiés, principalement au niveau de l’appareil chlorophyllien. Les tissus
présentent rapidement des nécroses, se traduisant par un brunissement des
organes végétatifs, entraînant souvent la mort. Des cas fréquents ont été
signalés aux États-Unis, concernant aussi bien les plantes herbacées que les
Conifères. Un exemple particulièrement démonstratif se rencontre dans les
de cas sérieux). On déplora une vingtaine de décès dont la pollution
atmosphérique est directement responsable.
En août 1967, le U.S. Public Health Service a publié une liste de 65
villes atteintes gravement par ces maux. Les trois premières sont, dans
l’ordre, New York, Chicago et Philadelphie ; 7 300 centres urbains ont à
faire face à des problèmes de ce genre. La cité qui dans le passé avait le
plus souffert est Los Angeles. Des inversions thermiques fréquentes dans
cette zone, jointes à un rayonnement solaire intense, activant les réactions, y
produisent une stagnation de l’air au niveau du sol. La pollution
atmosphérique y était tristement célèbre, de même que les accidents de
santé des habitants. Une vigoureuse campagne eut raison de ces pollutions,
ce qui prouve que l’homme peut les éliminer quand il en a la volonté.
Tous ces cas attestent le degré atteint par la pollution atmosphérique
au-dessus des villes et particulièrement des centres industriels. La santé de
l’homme en est gravement atteinte et on ne fait encore que mesurer d’une
manière très imparfaite les conséquences de l’empoisonnement de
l’atmosphère sur l’hygiène publique. Rappelons que dans les villes les
bâtiments eux-mêmes sont affectés par les substances répandues dans l’air,
qui viennent les souiller, voire les attaquer (en particulier les acides). On a
pu dire à ce sujet que l’obélisque de Louxor, qui orne la place de la
Concorde à Paris, a été plus usé depuis qu’il a été érigé à son emplacement
actuel en 1836 que dans son site primitif depuis Ramsès II. Et pendant ce
temps, les Parisiens ont respiré l’air qui attaquait la pierre.
Si les hommes pâtissent des pollutions atmosphériques, la nature subit
elle aussi de graves atteintes. Les communautés sauvages souffrent dans
leur ensemble d’être recouvertes d’un dépôt de produits corrosifs, affectant
principalement les végétaux. Des travaux récents ont montré que, plongés
dans l’air pollué, les jeunes plants présentent des malformations structurales
et la différenciation de couches superficielles anormales, notamment de
liège ; puis au cours de stades ultérieurs, les tissus sont profondément
modifiés, principalement au niveau de l’appareil chlorophyllien. Les tissus
présentent rapidement des nécroses, se traduisant par un brunissement des
organes végétatifs, entraînant souvent la mort. Des cas fréquents ont été
signalés aux États-Unis, concernant aussi bien les plantes herbacées que les
Conifères. Un exemple particulièrement démonstratif se rencontre dans les
