grand nombre de corps chimiques allant des sels minéraux à la silice et aux
dérivés soufrés, certains franchement toxiques, se retrouvent sous cette
forme. La complexité de ces suspensions mêlées aux gaz naturels est encore
accrue par les diverses réactions chimiques ayant leur siège dans
l’atmosphère sous l’action de l’oxygène, de l’ozone et des radiations
solaires.
La quantité globale de poussières répandues par les grandes
agglomérations est en fait très importante. Des mesures faites aux ÉtatsUnis, à Pittsburgh, Pennsylvanie, qui a longtemps passé pour la ville la plus
polluée du monde, ont permis de calculer qu’en moyenne 235 t de
poussières se déposent chaque année sur 1 km 2 149 . Ce dépôt est de
276 t/km 2 /an en Lorraine, de 345 t en Sarre, de 372 t dans la Ruhr et de
390 t à Osaka, Japon. Ces quelques chiffres traduisent l’ampleur de la
pollution de l’atmosphère par produits solides, dont le dépôt a presque
l’importance d’un phénomène géologique
150
.
De telles situations ont des conséquences graves sur la santé de
l’homme. Indépendamment de l’action indirecte par l’intermédiaire des
modifications du climat des villes et d’une sensible diminution de
l’insolation (les polluants en suspension dans l’atmosphère provoquent des
nuages artificiels en déterminant la condensation de la vapeur d’eau), les
produits déversés dans l’atmosphère – en particulier les dérivés soufrés, les
divers aldéhydes et les suies – occasionnent des irritations graves des voies
respiratoires.
On ne peut pas toujours incriminer directement les pollutions de la
mort des citadins ; mais elles viennent conjuguer leurs effets à ceux d’autres
maux, et « achèvent » en quelque sorte des patients souffrant par ailleurs de
déficiences physiologiques. Elles tuent les sujets se trouvant dans un état de
moindre résistance, les plus atteints étant ceux qui témoignent d’une
sensibilité particulière au niveau des voies respiratoires
151
ou de l’appareil
circulatoire. On remarquera également que la grande quantité d’oxyde de
carbone déversée dans les atmosphères urbaines est peu favorable aux
citadins, pouvant déterminer des anémies qui les sensibilisent à d’autres
atteintes.
Les produits déversés dans l’atmosphère comprennent enfin un certain
nombre de substances connues pour leurs propriétés cancérigènes,
dérivés soufrés, certains franchement toxiques, se retrouvent sous cette
forme. La complexité de ces suspensions mêlées aux gaz naturels est encore
accrue par les diverses réactions chimiques ayant leur siège dans
l’atmosphère sous l’action de l’oxygène, de l’ozone et des radiations
solaires.
La quantité globale de poussières répandues par les grandes
agglomérations est en fait très importante. Des mesures faites aux ÉtatsUnis, à Pittsburgh, Pennsylvanie, qui a longtemps passé pour la ville la plus
polluée du monde, ont permis de calculer qu’en moyenne 235 t de
poussières se déposent chaque année sur 1 km 2 149 . Ce dépôt est de
276 t/km 2 /an en Lorraine, de 345 t en Sarre, de 372 t dans la Ruhr et de
390 t à Osaka, Japon. Ces quelques chiffres traduisent l’ampleur de la
pollution de l’atmosphère par produits solides, dont le dépôt a presque
l’importance d’un phénomène géologique
150
.
De telles situations ont des conséquences graves sur la santé de
l’homme. Indépendamment de l’action indirecte par l’intermédiaire des
modifications du climat des villes et d’une sensible diminution de
l’insolation (les polluants en suspension dans l’atmosphère provoquent des
nuages artificiels en déterminant la condensation de la vapeur d’eau), les
produits déversés dans l’atmosphère – en particulier les dérivés soufrés, les
divers aldéhydes et les suies – occasionnent des irritations graves des voies
respiratoires.
On ne peut pas toujours incriminer directement les pollutions de la
mort des citadins ; mais elles viennent conjuguer leurs effets à ceux d’autres
maux, et « achèvent » en quelque sorte des patients souffrant par ailleurs de
déficiences physiologiques. Elles tuent les sujets se trouvant dans un état de
moindre résistance, les plus atteints étant ceux qui témoignent d’une
sensibilité particulière au niveau des voies respiratoires
151
ou de l’appareil
circulatoire. On remarquera également que la grande quantité d’oxyde de
carbone déversée dans les atmosphères urbaines est peu favorable aux
citadins, pouvant déterminer des anémies qui les sensibilisent à d’autres
atteintes.
Les produits déversés dans l’atmosphère comprennent enfin un certain
nombre de substances connues pour leurs propriétés cancérigènes,
