produites. Les véhicules circulant dans Paris répandent 50 millions de m 3
cubes d’oxyde de carbone. Mille automobiles produisent par jour 3,2 t
d’oxyde de carbone, de 400 à 800 livres de vapeurs d’hydrocarbures
incomplètement brûlées et de 100 à 300 livres de dérivés nitrés
148
. Or, en
1967, il existait 204 120 000 véhicules dans le monde, contre 83 140 000 en
1953 ; leur nombre passa de 2 020 000 en 1953 à 11 500 000 en 1967 rien
qu’en France (Nations unies, Annuaire statistique, 1968). L’oxyde de
carbone devient dangereux quand il atteint une concentration de 10 pour
1 million, un taux atteint fréquemment dans les grandes villes, par exemple
pendant un tiers et même la moitié de la journée à Chicago et Philadelphie.
À Los Angeles, ce taux est atteint pendant 40 % de la journée du fait de la
production de quelque 10 millions de kilos d’oxyde de carbone par les
véhicules, ce qui suffit à diminuer de 20 % les facultés d’oxygénation du
sang de nombreux habitants particulièrement exposés.
Les produits d’oxydation du carbone ne sont bien entendu pas les
seuls, car la combustion plus ou moins incomplète des impuretés des
combustibles utilisés en produit beaucoup d’autres, principalement de
l’ammoniaque et une série de dérivés chlorés, fluorés, nitrés et soufrés. Si
ces derniers ont une grande importance dans les produits rejetés par les
foyers domestiques, ils sont encore bien plus importants dans ceux des
foyers industriels. On a calculé qu’une seule grande centrale thermique
rejette journellement 500 t de substances soufrées, principalement sous
forme d’anhydride sulfureux qui s’oxyde et se transforme en acide
sulfurique, aux propriétés corrosives bien connues.
À côté de ces produits gazeux, les foyers déversent en grande
abondance des produits solides restant un temps plus ou moins long en
suspension dans l’air, certains formant de véritables aérosols. La densité des
noyaux de condensation, ayant un diamètre de 0,01 à 0,1 µ, est de 5 à
10 fois plus importante en ville qu’à la campagne et la proportion des
poussières (d’un diamètre de 0,5 à 10 µ) varie dans le même sens. Des
concentrations de 25 à 30 particules par cm 3 dans l’air des villes ont été
signalées, alors qu’on n’en comptait pas plus de une ou deux dans les
campagnes limitrophes. On estime qu’une grande centrale thermique répand
journellement 50 t de poussières, qui saturent l’atmosphère et vont ensuite
se déposer dans un rayon de l’ordre de 5 km, parfois bien plus loin. Un
cubes d’oxyde de carbone. Mille automobiles produisent par jour 3,2 t
d’oxyde de carbone, de 400 à 800 livres de vapeurs d’hydrocarbures
incomplètement brûlées et de 100 à 300 livres de dérivés nitrés
148
. Or, en
1967, il existait 204 120 000 véhicules dans le monde, contre 83 140 000 en
1953 ; leur nombre passa de 2 020 000 en 1953 à 11 500 000 en 1967 rien
qu’en France (Nations unies, Annuaire statistique, 1968). L’oxyde de
carbone devient dangereux quand il atteint une concentration de 10 pour
1 million, un taux atteint fréquemment dans les grandes villes, par exemple
pendant un tiers et même la moitié de la journée à Chicago et Philadelphie.
À Los Angeles, ce taux est atteint pendant 40 % de la journée du fait de la
production de quelque 10 millions de kilos d’oxyde de carbone par les
véhicules, ce qui suffit à diminuer de 20 % les facultés d’oxygénation du
sang de nombreux habitants particulièrement exposés.
Les produits d’oxydation du carbone ne sont bien entendu pas les
seuls, car la combustion plus ou moins incomplète des impuretés des
combustibles utilisés en produit beaucoup d’autres, principalement de
l’ammoniaque et une série de dérivés chlorés, fluorés, nitrés et soufrés. Si
ces derniers ont une grande importance dans les produits rejetés par les
foyers domestiques, ils sont encore bien plus importants dans ceux des
foyers industriels. On a calculé qu’une seule grande centrale thermique
rejette journellement 500 t de substances soufrées, principalement sous
forme d’anhydride sulfureux qui s’oxyde et se transforme en acide
sulfurique, aux propriétés corrosives bien connues.
À côté de ces produits gazeux, les foyers déversent en grande
abondance des produits solides restant un temps plus ou moins long en
suspension dans l’air, certains formant de véritables aérosols. La densité des
noyaux de condensation, ayant un diamètre de 0,01 à 0,1 µ, est de 5 à
10 fois plus importante en ville qu’à la campagne et la proportion des
poussières (d’un diamètre de 0,5 à 10 µ) varie dans le même sens. Des
concentrations de 25 à 30 particules par cm 3 dans l’air des villes ont été
signalées, alors qu’on n’en comptait pas plus de une ou deux dans les
campagnes limitrophes. On estime qu’une grande centrale thermique répand
journellement 50 t de poussières, qui saturent l’atmosphère et vont ensuite
se déposer dans un rayon de l’ordre de 5 km, parfois bien plus loin. Un
