ornithologues, elle a le grand mérite de protéger efficacement les plateaux
continentaux qui bordent les terres et les mers intérieures (mer du Nord,
Baltique, Méditerranée) où se tient la majeure partie des oiseaux (sauf bien
entendu les plus pélagiques d’entre eux, tels les Procellariiformes).
Mais il faut cependant reconnaître qu’elle doit être considérée comme
menant à une interdiction totale du rejet de produits pétroliers à la mer. En
consultant par exemple les cartes des zones interdites, on constate que la
partie de l’Atlantique comprise entre le continent européen et les Açores est
largement ouverte au déversement de produits pétroliers. En raison de la
direction des courants marins, tous les déchets s’amasseront aux approches
de ces îles et la pollution peut y avoir de graves conséquences.
La seule solution pleinement satisfaisante est sans conteste une
interdiction totale du rejet de tout produit pétrolier à la mer. La convention
de Londres représente une première étape importante, car elle a permis une
prise de conscience du public et des divers spécialistes ; elle a été l’occasion
d’une libre discussion entre armateurs et compagnies pétrolières d’une part,
biologistes, experts en tourisme, administrateurs et politiciens d’autre part.
Elle a montré qu’une entente est possible en dépit des difficultés de droit
international rencontrées chaque fois qu’il s’agit de la haute mer.
Cela permet d’espérer que les océans cesseront un jour, peut-être
proche, d’être considérés comme les champs d’épandage de produits dont la
toxicité et la malfaisance ne font plus de doute pour personne.
3. Pollutions de l’atmosphère
La terre et l’eau n’ont pas été les seuls éléments empoisonnés par
l’homme, et l’air n’a pas échappé aux pollutions. Les industries rejettent en
effet dans l’atmosphère une quantité insoupçonnée de gaz et de déchets
solides sous forme de fines particules, capables de rester en suspension et
de passer dans les voies respiratoires de l’homme et des animaux, ou de se
déposer après avoir été emportées parfois à des distances considérables.
Comme dans le cas de la pollution des eaux douces, le problème est
ancien. Une ordonnance du XVII e siècle interdisait d’allumer des feux
pendant la session du Parlement, et pourtant il n’y avait pas encore
continentaux qui bordent les terres et les mers intérieures (mer du Nord,
Baltique, Méditerranée) où se tient la majeure partie des oiseaux (sauf bien
entendu les plus pélagiques d’entre eux, tels les Procellariiformes).
Mais il faut cependant reconnaître qu’elle doit être considérée comme
menant à une interdiction totale du rejet de produits pétroliers à la mer. En
consultant par exemple les cartes des zones interdites, on constate que la
partie de l’Atlantique comprise entre le continent européen et les Açores est
largement ouverte au déversement de produits pétroliers. En raison de la
direction des courants marins, tous les déchets s’amasseront aux approches
de ces îles et la pollution peut y avoir de graves conséquences.
La seule solution pleinement satisfaisante est sans conteste une
interdiction totale du rejet de tout produit pétrolier à la mer. La convention
de Londres représente une première étape importante, car elle a permis une
prise de conscience du public et des divers spécialistes ; elle a été l’occasion
d’une libre discussion entre armateurs et compagnies pétrolières d’une part,
biologistes, experts en tourisme, administrateurs et politiciens d’autre part.
Elle a montré qu’une entente est possible en dépit des difficultés de droit
international rencontrées chaque fois qu’il s’agit de la haute mer.
Cela permet d’espérer que les océans cesseront un jour, peut-être
proche, d’être considérés comme les champs d’épandage de produits dont la
toxicité et la malfaisance ne font plus de doute pour personne.
3. Pollutions de l’atmosphère
La terre et l’eau n’ont pas été les seuls éléments empoisonnés par
l’homme, et l’air n’a pas échappé aux pollutions. Les industries rejettent en
effet dans l’atmosphère une quantité insoupçonnée de gaz et de déchets
solides sous forme de fines particules, capables de rester en suspension et
de passer dans les voies respiratoires de l’homme et des animaux, ou de se
déposer après avoir été emportées parfois à des distances considérables.
Comme dans le cas de la pollution des eaux douces, le problème est
ancien. Une ordonnance du XVII e siècle interdisait d’allumer des feux
pendant la session du Parlement, et pourtant il n’y avait pas encore
