pour la prévention de la pollution des eaux de mer par les hydrocarbures,
applicable à tous les bâtiments d’un tonnage supérieur à 150 t (à l’exception
des navires de guerre). L’interdiction de tout rejet à la mer de produits
pétroliers est admise en principe par les nations contractantes, bien
qu’encore impossible à appliquer à l’heure actuelle (sauf pour les navires
d’une jauge brute supérieure à 20 000 tonneaux déjà soumis à cette
réglementation). La mesure pratique la plus importante est d’étendre
considérablement les périmètres d’interdiction, particulièrement dans les
eaux pacifiques du Canada, le nord-ouest de l’Atlantique, les mers bordant
l’Islande et la totalité de la mer du Nord et de la Baltique (fig. 40). De
nouvelles zones interdites sont créées dans la Méditerranée, la mer Rouge et
le golfe Persique, de même qu’autour de l’Inde et de Madagascar, en
prévision de l’utilisation de nouvelles routes maritimes quand le tonnage
des pétroliers aura dépassé la capacité du canal de Suez.
Cette nouvelle convention entrera en vigueur lorsque les deux tiers des
gouvernements qui ont ratifié la première convention auront également
ratifié la deuxième. Mais il est à souhaiter que les mesures prévues soient
appliquées au plus vite au moment où l’homme lui-même risque d’être la
victime de ces pollutions dangereuses.
Les navires n’auront donc plus le droit de déverser des produits
pétroliers dans de vastes zones à travers les mers et devront de ce fait
posséder des installations à bord ou profiter de celles qui existent dans les
ports où ils chargent ou déchargent leurs cargaisons. Ces appareils qualifiés
de séparateurs ont pour but de séparer les hydrocarbures en suspension dans
l’eau qui a servi au nettoyage des citernes, de les conduire dans des cuves
spéciales d’où ils seront vidangés à terre et de rejeter à la mer des eaux ne
contenant plus que des traces de produits pétroliers.
Il est indispensable que les armateurs puissent se débarrasser des
déchets pétroliers à bon compte et sans délai, car pour être rentable la
rotation des bateaux, et spécialement des pétroliers, doit être rapide, et
comporter le minimum de temps mort. Aussi les installations permettant ces
opérations doivent être bien placées dans les circuits empruntés par le fret
pétrolier et en état de fonctionner rapidement.
La nouvelle convention représente donc un progrès très sensible, à
condition qu’elle soit appliquée après avoir été ratifiée par toutes les nations
armant des flottes importantes, surtout des flottes pétrolières. Aux yeux des
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