miscibles à l’eau flottent en surface, y formant un film d’épaisseur variable
tendant vers une couche monomoléculaire. Les courants marins les
emportent au loin, en particulier vers les plages. Ces pollutions sont
d’autant plus graves que les hydrocarbures sont pour la plupart
remarquablement stables et ne sont attaqués que très lentement par un petit
nombre d’organismes microbiens. Ils sont donc assurés d’une longue durée
d’existence qui en rend les effets très pernicieux.
On s’émeut de cette menace depuis une trentaine d’années déjà. Les
armateurs de Grande-Bretagne, d’ailleurs suivis par ceux d’autres pays
d’Europe, avaient alors volontairement décidé de ne rejeter aucun produit
pétrolier à moins de 50 milles marins de leurs côtes. En 1936, les États-Unis
avaient appliqué la même interdiction à une zone de 100 milles.
Ces mesures se révélèrent cependant inefficaces du fait que les
courants marins ramènent vers les côtes les produits déversés loin au large
et surtout en raison de l’importance grandissante du trafic pétrolier. Après la
Seconde Guerre mondiale, la pollution des mers par hydrocarbures avait
ainsi atteint une ampleur dont s’alarmèrent les plus hautes instances
internationales (voir rapport ONU, 1956).
Les hydrocarbures répandus dans les mers proviennent avant tout des
pétroliers qui transportent les huiles brutes des centres d’extraction vers les
lieux de transformation et d’utilisation. On sait qu’après déchargement de
leur contenu, les réservoirs sont emplis par de l’eau servant de ballast et
assurant l’assiette au bateau. Les citernes renferment cependant encore des
produits pétroliers relativement légers qui se mélangent à l’eau et sont
rejetés à la mer à chacune des rotations du navire lors de la purge des
réservoirs.
Par ailleurs les soutes à mazout et les citernes des pétroliers
contiennent toujours une masse pâteuse de produits lourds qui se
sédimentent et ne peuvent être ni utilisés par les moteurs ni vidés lors du
déchargement de la cargaison. Ce résidu en partie solide qui encombre les
réservoirs et obstrue les canalisations ne peut être expulsé qu’après
traitement à la vapeur ou à l’eau chaude sous pression qui liquéfie le dépôt,
émulsionne les huiles et les entraîne ensuite.
À ces causes de pollution – dont les navires pétroliers sont donc les
principaux responsables – il faut ajouter les eaux de fuites diverses et se
chargeant de graisses, d’huiles et de mazout, avant d’être rejetées à la mer.
tendant vers une couche monomoléculaire. Les courants marins les
emportent au loin, en particulier vers les plages. Ces pollutions sont
d’autant plus graves que les hydrocarbures sont pour la plupart
remarquablement stables et ne sont attaqués que très lentement par un petit
nombre d’organismes microbiens. Ils sont donc assurés d’une longue durée
d’existence qui en rend les effets très pernicieux.
On s’émeut de cette menace depuis une trentaine d’années déjà. Les
armateurs de Grande-Bretagne, d’ailleurs suivis par ceux d’autres pays
d’Europe, avaient alors volontairement décidé de ne rejeter aucun produit
pétrolier à moins de 50 milles marins de leurs côtes. En 1936, les États-Unis
avaient appliqué la même interdiction à une zone de 100 milles.
Ces mesures se révélèrent cependant inefficaces du fait que les
courants marins ramènent vers les côtes les produits déversés loin au large
et surtout en raison de l’importance grandissante du trafic pétrolier. Après la
Seconde Guerre mondiale, la pollution des mers par hydrocarbures avait
ainsi atteint une ampleur dont s’alarmèrent les plus hautes instances
internationales (voir rapport ONU, 1956).
Les hydrocarbures répandus dans les mers proviennent avant tout des
pétroliers qui transportent les huiles brutes des centres d’extraction vers les
lieux de transformation et d’utilisation. On sait qu’après déchargement de
leur contenu, les réservoirs sont emplis par de l’eau servant de ballast et
assurant l’assiette au bateau. Les citernes renferment cependant encore des
produits pétroliers relativement légers qui se mélangent à l’eau et sont
rejetés à la mer à chacune des rotations du navire lors de la purge des
réservoirs.
Par ailleurs les soutes à mazout et les citernes des pétroliers
contiennent toujours une masse pâteuse de produits lourds qui se
sédimentent et ne peuvent être ni utilisés par les moteurs ni vidés lors du
déchargement de la cargaison. Ce résidu en partie solide qui encombre les
réservoirs et obstrue les canalisations ne peut être expulsé qu’après
traitement à la vapeur ou à l’eau chaude sous pression qui liquéfie le dépôt,
émulsionne les huiles et les entraîne ensuite.
À ces causes de pollution – dont les navires pétroliers sont donc les
principaux responsables – il faut ajouter les eaux de fuites diverses et se
chargeant de graisses, d’huiles et de mazout, avant d’être rejetées à la mer.
