planification d’ensemble s’adressant à tout le bassin fluvial, bien commun
de grandes communautés humaines.
Quelques états ont adopté une classification des rivières, interdisant
tout déversement dans certaines, les autorisant dans d’autres devenues ainsi
des égouts naturels (par exemple aux États-Unis et en Belgique). D’autres
s’efforcent au contraire de limiter partout les dégâts par des mesures
techniques adéquates (notamment en Grande-Bretagne où le rejet de toutes
les eaux résiduelles est interdit avant prétraitement et déversement aux
égouts communaux ; des dispositions similaires existent en Allemagne, où
des associations mixtes groupent depuis le début de ce siècle les
collectivités, les industries et les particuliers).
Les procédés techniques, que nous n’envisagerons pas ici, sont variés à
l’infini. Dans le cas des installations industrielles, la solution idéale consiste
bien entendu en un « recyclage » des eaux en circuit fermé, les résidus étant
évacués ailleurs qu’en rivière. Dans l’ensemble les procédés d’épuration
mis au point donnent satisfaction sur le plan technique. Il convient de les
mettre en œuvre sans tarder pour le bien même de l’humanité.
2. Pollutions des mers
Les mers ne sont pas plus à l’abri des pollutions, car elles ont depuis
fort longtemps déjà servi de dépotoir
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. Certes leurs eaux ont un volume
considérable par rapport à celui des matières et des liquides rejetés, et on
peut espérer que les courants et les marées seront capables de les brasser et
de les diluer avec une vitesse suffisante. Le rejet d’eaux usées et de déchets
de toutes sortes, y compris les déchets industriels, revêt néanmoins une
grande importance. Les effets de ces décharges sont parfois imprévisibles,
car les courants marins, loin de toujours les entraîner au large, les ramènent
parfois vers les côtes à grande distance du point de déversement. Aussi bien
en Amérique du Nord qu’en Europe, des plages renommées et très
fréquentées ont été ainsi polluées par les égouts des villes côtières, et
envahies par les déchets les plus inattendus.
En plus de ces effets dont l’homme est le premier à pâtir, la
contamination des mers par les eaux usées, domestiques ou industrielles, est
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