dépendent des rivières pour leur approvisionnement en eau brute ; or le
traitement des eaux à haut degré de pollution organique ou minérale est de
plus en plus difficile et onéreux, faisant courir des dangers très sérieux à la
santé publique. Des traces de certains éléments dont aucune installation
d’épuration ne permet de débarrasser les eaux peuvent à la longue devenir
préjudiciables à l’homme. Les sels de métaux lourds se concentrent le long
des chaînes alimentaires et atteignent des taux alarmants chez les Poissons
dont la chair est dorénavant toxique pour l’homme. Ce fut le cas de
Poissons des Grands Lacs américains, devenus impropres à la
consommation humaine du fait de leur teneur en mercure.
Elles causent par ailleurs de graves dommages aux industries ellesmêmes. De fortes concentrations des eaux en produits chimiques sont
incompatibles avec certaines utilisations déterminées, aussi bien dans les
installations de refroidissement (dépôts de tartres, de sels ferreux, corrosion
par acides) que dans des utilisations plus directes, par exemple les
industries chimiques, la papeterie, les industries alimentaires. Beaucoup
d’installations industrielles sont ainsi forcées de traiter au préalable les eaux
pour les débarrasser des produits rejetés en amont, quitte à les déverser à
nouveau à la rivière, chargées de nouvelles pollutions dont elles ne se seront
pas souciées. L’industriel, qui contribue si largement à la pollution des eaux
douces, se retrouve parmi les premières victimes.
Les pollutions des eaux douces constituent donc dans leur ensemble un
problème très sérieux dans le monde moderne. Les cours d’eau des régions
fortement industrialisées sont devenus de véritables cloaques qui charrient
tous les résidus des activités humaines. Il convient de faire cesser ce
regrettable état de choses, qui porte préjudice à la nature sauvage autant
qu’à l’homme lui-même. Les rivières ne sont pas faites pour servir de
moyen de transport à toutes les immondices de la vie moderne.
Sans doute la plupart des pays ont pris conscience de l’urgence et de la
gravité de ces problèmes. Les mesures adoptées concernent aussi bien
l’action juridique (interdiction des déversements, réglementation du rejet
des eaux usées, responsabilité civile) que l’action technique (mise au point
de procédés d’épuration, aménagement d’installations bien adaptées). Il
convient bien entendu d’étudier chaque cas particulier, en fonction de la
nature des pollutions, de leur volume et des possibilités d’autoépuration des
cours d’eau. De plus ces mesures doivent s’intégrer au sein d’une
traitement des eaux à haut degré de pollution organique ou minérale est de
plus en plus difficile et onéreux, faisant courir des dangers très sérieux à la
santé publique. Des traces de certains éléments dont aucune installation
d’épuration ne permet de débarrasser les eaux peuvent à la longue devenir
préjudiciables à l’homme. Les sels de métaux lourds se concentrent le long
des chaînes alimentaires et atteignent des taux alarmants chez les Poissons
dont la chair est dorénavant toxique pour l’homme. Ce fut le cas de
Poissons des Grands Lacs américains, devenus impropres à la
consommation humaine du fait de leur teneur en mercure.
Elles causent par ailleurs de graves dommages aux industries ellesmêmes. De fortes concentrations des eaux en produits chimiques sont
incompatibles avec certaines utilisations déterminées, aussi bien dans les
installations de refroidissement (dépôts de tartres, de sels ferreux, corrosion
par acides) que dans des utilisations plus directes, par exemple les
industries chimiques, la papeterie, les industries alimentaires. Beaucoup
d’installations industrielles sont ainsi forcées de traiter au préalable les eaux
pour les débarrasser des produits rejetés en amont, quitte à les déverser à
nouveau à la rivière, chargées de nouvelles pollutions dont elles ne se seront
pas souciées. L’industriel, qui contribue si largement à la pollution des eaux
douces, se retrouve parmi les premières victimes.
Les pollutions des eaux douces constituent donc dans leur ensemble un
problème très sérieux dans le monde moderne. Les cours d’eau des régions
fortement industrialisées sont devenus de véritables cloaques qui charrient
tous les résidus des activités humaines. Il convient de faire cesser ce
regrettable état de choses, qui porte préjudice à la nature sauvage autant
qu’à l’homme lui-même. Les rivières ne sont pas faites pour servir de
moyen de transport à toutes les immondices de la vie moderne.
Sans doute la plupart des pays ont pris conscience de l’urgence et de la
gravité de ces problèmes. Les mesures adoptées concernent aussi bien
l’action juridique (interdiction des déversements, réglementation du rejet
des eaux usées, responsabilité civile) que l’action technique (mise au point
de procédés d’épuration, aménagement d’installations bien adaptées). Il
convient bien entendu d’étudier chaque cas particulier, en fonction de la
nature des pollutions, de leur volume et des possibilités d’autoépuration des
cours d’eau. De plus ces mesures doivent s’intégrer au sein d’une
