que vont agir les substances toxiques imprudemment déversées par
l’homme. Leur action est variable suivant qu’il s’agit de pollutions
organiques ou de pollutions minérales.
Les substances organiques déversées dans les rivières y sont attaquées
par des micro-organismes, et avant tout par des Bactéries aérobies. Si leur
concentration ne dépasse pas un certain seuil, les eaux peuvent ainsi se
régénérer d’elles-mêmes grâce à l’action des Bactéries en suspension. Il se
forme des nitrates, des sulfates et des phosphates, tandis que les composés
riches en carbone finissent sous forme de carbonates. Ces transformations
exigent cependant de grandes quantités d’oxygène, ce qui fait que le
processus n’est possible que dans le cas de faibles concentrations en
substances à dégrader et d’une teneur élevée en gaz dissous
134
.
Dès que la concentration des substances polluantes devient trop élevée,
leur dégradation entraîne un épuisement total de l’oxygène dissous dans
l’eau, éminemment préjudiciable à un très grand nombre d’animaux
aquatiques, d’abord les Poissons qui se trouvent à proprement parler
asphyxiés. De plus les réactions de dégradation se passent dorénavant en
milieu devenu réducteur, dépourvu d’oxygène, l’action des Bactéries
aérobies étant supplantée par celle d’anaérobies
135
. Les produits de
dégradation diffèrent alors largement et comprennent une série de
substances toxiques entraînant la putréfaction des eaux, par production de
dérivés du méthane, d’amines, et de dérivés sulfurés
136
ou phosphorés. La
décharge d’une trop forte quantité de produits organiques dans les eaux
conduit donc à la fois à un appauvrissement en oxygène et à une
intoxication grave par les produits de décomposition. C’est la raison pour
laquelle la décharge de substances organiques en apparence inoffensives
peut avoir des conséquences d’une exceptionnelle gravité sur l’équilibre
chimique et biologique des eaux dont le pouvoir autoépurant se trouve
diminué
137
.
Nous ne reviendrons pas sur la deuxième action des pollutions et
principalement des pollutions industrielles. Il est évident que la décharge de
produits toxiques entraîne un empoisonnement véritable des rivières, qui se
trouvent ainsi stérilisées ; tous les êtres vivants constituant les
communautés aquatiques pâtissent de l’action de ces produits qui les
éliminent directement ou indirectement.
l’homme. Leur action est variable suivant qu’il s’agit de pollutions
organiques ou de pollutions minérales.
Les substances organiques déversées dans les rivières y sont attaquées
par des micro-organismes, et avant tout par des Bactéries aérobies. Si leur
concentration ne dépasse pas un certain seuil, les eaux peuvent ainsi se
régénérer d’elles-mêmes grâce à l’action des Bactéries en suspension. Il se
forme des nitrates, des sulfates et des phosphates, tandis que les composés
riches en carbone finissent sous forme de carbonates. Ces transformations
exigent cependant de grandes quantités d’oxygène, ce qui fait que le
processus n’est possible que dans le cas de faibles concentrations en
substances à dégrader et d’une teneur élevée en gaz dissous
134
.
Dès que la concentration des substances polluantes devient trop élevée,
leur dégradation entraîne un épuisement total de l’oxygène dissous dans
l’eau, éminemment préjudiciable à un très grand nombre d’animaux
aquatiques, d’abord les Poissons qui se trouvent à proprement parler
asphyxiés. De plus les réactions de dégradation se passent dorénavant en
milieu devenu réducteur, dépourvu d’oxygène, l’action des Bactéries
aérobies étant supplantée par celle d’anaérobies
135
. Les produits de
dégradation diffèrent alors largement et comprennent une série de
substances toxiques entraînant la putréfaction des eaux, par production de
dérivés du méthane, d’amines, et de dérivés sulfurés
136
ou phosphorés. La
décharge d’une trop forte quantité de produits organiques dans les eaux
conduit donc à la fois à un appauvrissement en oxygène et à une
intoxication grave par les produits de décomposition. C’est la raison pour
laquelle la décharge de substances organiques en apparence inoffensives
peut avoir des conséquences d’une exceptionnelle gravité sur l’équilibre
chimique et biologique des eaux dont le pouvoir autoépurant se trouve
diminué
137
.
Nous ne reviendrons pas sur la deuxième action des pollutions et
principalement des pollutions industrielles. Il est évident que la décharge de
produits toxiques entraîne un empoisonnement véritable des rivières, qui se
trouvent ainsi stérilisées ; tous les êtres vivants constituant les
communautés aquatiques pâtissent de l’action de ces produits qui les
éliminent directement ou indirectement.
