tension superficielle en jouant le rôle d’émulsionnant, de moussant et de
mouillant
132
. Leurs effets sont considérables, car ils diminuent la capacité de
réoxygénation des eaux, inhibent les Bactéries attaquant les substances
organiques (champs d’épandage) et produisent des mousses qui
s’accumulent en surface (surtout au niveau des barrages). À certaines doses,
ils sont toxiques à l’égard des Poissons et de leurs alevins (les détergents
anioniques, les plus répandus, sont toxiques à des doses de 10 à 25 mg/l), et
même à l’égard des plantes aquatiques (par exemple la Renoncule
aquatique Ranunculus aquatilis ne peut croître quand l’eau contient 1 mg/l
de détergent, les Potamogeton 2,5 mg/l). D’autres substances se comportent
comme des poisons véritables, tels les déchets de cokeries et d’usines à gaz
(phénols, goudrons, dérivés cyanés) et d’innombrables sels de cuivre, de
zinc, de plomb, et de nickel
133
, sans compter les chlorures. D’autres encore
ont des propriétés corrosives, en particulier les acides et bases qui changent
le pH des eaux et modifient ainsi l’équilibre des micro-organismes. Il ne
faut enfin pas oublier les matières répandues volontairement – avant tout
insecticides et herbicides – occasionnant de sérieuses perturbations au sein
des eaux douces.
Ces substances ont donc une action chimique en introduisant dans les
eaux des corps normalement absents ou présents en quantités
infinitésimales, parmi lesquels des poisons violents. Elles ont très souvent
de plus une action physique ; certaines sont susceptibles de modifier la
couleur, la transparence, la tension superficielle, même parfois la viscosité
et la température des eaux. Enfin elles changent le goût et l’odeur, pouvant
rendre les eaux putrides, donc impropres à la consommation humaine ou à
la prospérité de la faune aquatique.
Ces diverses substances agissent donc d’une manière variée dans un
milieu naturel d’une complexité extrême. Les eaux douces forment des
biocénoses aux éléments très divers, aux multiples chaînes alimentaires,
partant d’un grand nombre de micro-organismes, Bactéries, Algues et
Champignons qui y transforment la matière organique et la rendent
assimilable aux êtres supérieurs. L’équilibre en sels minéraux et en
substances organiques y est complexe et le plus souvent très fragile. Il suffit
d’un changement minime dans l’équilibre ionique ou dans la teneur en
éléments minéraux ou organiques pour que certaines transformations se
trouvent inhibées ou au contraire accélérées. Or c’est dans ce milieu fragile
mouillant
132
. Leurs effets sont considérables, car ils diminuent la capacité de
réoxygénation des eaux, inhibent les Bactéries attaquant les substances
organiques (champs d’épandage) et produisent des mousses qui
s’accumulent en surface (surtout au niveau des barrages). À certaines doses,
ils sont toxiques à l’égard des Poissons et de leurs alevins (les détergents
anioniques, les plus répandus, sont toxiques à des doses de 10 à 25 mg/l), et
même à l’égard des plantes aquatiques (par exemple la Renoncule
aquatique Ranunculus aquatilis ne peut croître quand l’eau contient 1 mg/l
de détergent, les Potamogeton 2,5 mg/l). D’autres substances se comportent
comme des poisons véritables, tels les déchets de cokeries et d’usines à gaz
(phénols, goudrons, dérivés cyanés) et d’innombrables sels de cuivre, de
zinc, de plomb, et de nickel
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, sans compter les chlorures. D’autres encore
ont des propriétés corrosives, en particulier les acides et bases qui changent
le pH des eaux et modifient ainsi l’équilibre des micro-organismes. Il ne
faut enfin pas oublier les matières répandues volontairement – avant tout
insecticides et herbicides – occasionnant de sérieuses perturbations au sein
des eaux douces.
Ces substances ont donc une action chimique en introduisant dans les
eaux des corps normalement absents ou présents en quantités
infinitésimales, parmi lesquels des poisons violents. Elles ont très souvent
de plus une action physique ; certaines sont susceptibles de modifier la
couleur, la transparence, la tension superficielle, même parfois la viscosité
et la température des eaux. Enfin elles changent le goût et l’odeur, pouvant
rendre les eaux putrides, donc impropres à la consommation humaine ou à
la prospérité de la faune aquatique.
Ces diverses substances agissent donc d’une manière variée dans un
milieu naturel d’une complexité extrême. Les eaux douces forment des
biocénoses aux éléments très divers, aux multiples chaînes alimentaires,
partant d’un grand nombre de micro-organismes, Bactéries, Algues et
Champignons qui y transforment la matière organique et la rendent
assimilable aux êtres supérieurs. L’équilibre en sels minéraux et en
substances organiques y est complexe et le plus souvent très fragile. Il suffit
d’un changement minime dans l’équilibre ionique ou dans la teneur en
éléments minéraux ou organiques pour que certaines transformations se
trouvent inhibées ou au contraire accélérées. Or c’est dans ce milieu fragile
