Leur action est évidente sur les Poissons, singulièrement sensibles à
certains produits chimiques et à la teneur des eaux en gaz dissous. Un grand
nombre de sels minéraux, et notamment ceux de plomb, de zinc, de cuivre,
de mercure, d’argent, de nickel et de cadmium, ont pour effet de précipiter
et de rendre compact le mucus qui recouvre les branchies, empêchant ainsi
les échanges gazeux dont ces organes vitaux sont le siège. Des expériences
ont montré que des Poissons placés dans des eaux ayant une certaine teneur
en sels de métaux lourds ou en acides
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manifestent d’abord une
accélération notable des mouvements des ouïes. Puis les mouvements
deviennent irréguliers, se ralentissent et les Poissons meurent par asphyxie.
Les modalités dépendent bien entendu des espèces envisagées et notamment
de leurs besoins en oxygène.
L’homme peut être la première victime des pollutions par sels de
métaux lourds, comme l’illustre tragiquement l’empoisonnement par le
mercure. En 1953, une mystérieuse maladie se répandit dans la baie de
Minamata au Japon, entraînant une quarantaine de décès et de nombreuses
malformations chez les nouveau-nés. Le mercure était responsable de cette
grave affection. Rejeté par une usine de matières plastiques, il s’était
concentré le long de chaînes alimentaires jusqu’aux Poissons, dont les
populations sont de gros consommateurs. Le mercure métal est aisément
méthylé par des Bactéries et entre ainsi dans les cycles biologiques.
D’autres substances communément responsables de la pollution des
eaux douces se comportent comme des poisons internes paralysant les
réactions biochimiques à divers niveaux, notamment en bouleversant les
oxydations cellulaires. C’est notamment le cas des composés cyaniques et
des sulfures solubles qui entraînent une réduction massive des échanges
respiratoires. Il en est de même de l’ammoniaque et de ses dérivés, qui,
traversant les branchies et se répandant dans le sang, y bloquent les
phénomènes respiratoires en transformant l’hémoglobine, et selon toute
vraisemblance en attaquant les globules eux-mêmes.
Principales causes de pollutions
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POLLUTIONS CHIMIQUES À EFFETS NOCIFS BRUTAUX
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