continuent bien entendu à être attachés à la protection de toutes les espèces
constituant le règne animal et le règne végétal, ainsi d’ailleurs qu’à la
conservation d’un échantillonnage aussi représentatif que possible de tous
les habitats naturels. Cette absolue nécessité s’explique également par des
considérations pratiques, car nous n’avons pas épuisé les potentialités du
monde sauvage, et l’étude des milieux naturels mis à l’abri dans des
« musées vivants » est indispensable si nous voulons comprendre
l’évolution des milieux transformés par l’homme dont ils représentent le
stade initial.
Mais la conservation de la nature comporte également celle des
ressources naturelles tout entières, à commencer par celle de l’eau, de l’air,
et surtout celle du sol dont nous dépendons étroitement pour notre
subsistance. Il convient de respecter et de gérer l’ensemble de ce capital
afin d’en tirer le meilleur intérêt à long terme.
Elle comporte également la protection des paysages, pour conserver un
décor harmonieux à la vie et aux activités de l’homme. Trop souvent nous
avons défiguré des régions entières par des implantations industrielles mal
conçues ou par des mises en culture ne respectant pas une certaine
harmonie avec le site. L’homme a besoin d’équilibre et de beauté, et ceux
qui se croient le plus insensibles à l’esthétique la recherchent beaucoup plus
avidement qu’ils ne se l’imaginent.
Il convient à l’heure actuelle de se pencher sur ces différents
problèmes et de trouver une solution générale, à savoir un aménagement
rationnel de la surface de la terre. Les plans de développement, de mise en
valeur d’un pays doivent tenir compte de la vocation propre des terres et
ménager, en particulier dans les zones marginales, des étendues aussi vastes
que possible où les habitats naturels seront préservés tantôt dans leur état
intégral, tantôt dans un état voisin.
Il est urgent que cesse un vieil antagonisme entre les « protecteurs de
la nature » et les planificateurs. Il faut sans doute que les premiers
comprennent que la survie de l’homme sur la terre exige une agriculture
intensive et la transformation profonde et durable de certains milieux, et
qu’ils abandonnent de ce fait beaucoup de préjugés sentimentaux, dont
certains ont nui gravement à la cause qu’ils défendent.
Mais il faut en revanche que les technocrates admettent que l’homme
ne peut s’affranchir de certaines lois biologiques, que l’exploitation
constituant le règne animal et le règne végétal, ainsi d’ailleurs qu’à la
conservation d’un échantillonnage aussi représentatif que possible de tous
les habitats naturels. Cette absolue nécessité s’explique également par des
considérations pratiques, car nous n’avons pas épuisé les potentialités du
monde sauvage, et l’étude des milieux naturels mis à l’abri dans des
« musées vivants » est indispensable si nous voulons comprendre
l’évolution des milieux transformés par l’homme dont ils représentent le
stade initial.
Mais la conservation de la nature comporte également celle des
ressources naturelles tout entières, à commencer par celle de l’eau, de l’air,
et surtout celle du sol dont nous dépendons étroitement pour notre
subsistance. Il convient de respecter et de gérer l’ensemble de ce capital
afin d’en tirer le meilleur intérêt à long terme.
Elle comporte également la protection des paysages, pour conserver un
décor harmonieux à la vie et aux activités de l’homme. Trop souvent nous
avons défiguré des régions entières par des implantations industrielles mal
conçues ou par des mises en culture ne respectant pas une certaine
harmonie avec le site. L’homme a besoin d’équilibre et de beauté, et ceux
qui se croient le plus insensibles à l’esthétique la recherchent beaucoup plus
avidement qu’ils ne se l’imaginent.
Il convient à l’heure actuelle de se pencher sur ces différents
problèmes et de trouver une solution générale, à savoir un aménagement
rationnel de la surface de la terre. Les plans de développement, de mise en
valeur d’un pays doivent tenir compte de la vocation propre des terres et
ménager, en particulier dans les zones marginales, des étendues aussi vastes
que possible où les habitats naturels seront préservés tantôt dans leur état
intégral, tantôt dans un état voisin.
Il est urgent que cesse un vieil antagonisme entre les « protecteurs de
la nature » et les planificateurs. Il faut sans doute que les premiers
comprennent que la survie de l’homme sur la terre exige une agriculture
intensive et la transformation profonde et durable de certains milieux, et
qu’ils abandonnent de ce fait beaucoup de préjugés sentimentaux, dont
certains ont nui gravement à la cause qu’ils défendent.
Mais il faut en revanche que les technocrates admettent que l’homme
ne peut s’affranchir de certaines lois biologiques, que l’exploitation
