fabrication d’un produit quelconque, est en fait un système ouvert.
L’homme ne s’intéresse qu’à la première phase, qui lui rapporte, et néglige
la seconde, qui lui coûte de l’énergie sans profit. Le recyclage des éléments
ne le préoccupe pas et il s’en remet à la nature. Or celle-ci ne peut pas
intervenir avec efficacité, le volume et la qualité des déchets dépassant ses
possibilités. C’est cette attitude qu’il faut changer, en passant d’une
économie tournée vers l’exploitation des ressources naturelles à une
économie de recyclage. L’économie externe n’est plus compatible avec le
maintien de conditions décentes pour l’homme. Nous devons être persuadés
qu’à partir de maintenant il nous faudra payer pour l’eau et l’air purs, et non
plus les trouver gratuitement dans le milieu et les rejeter pollués après
usage.
Sans doute des progrès très sensibles ont-ils été réalisés dans divers
domaines. La législation de chaque pays s’efforce de protéger les eaux et
les terres, souvent aussi l’air ; des conventions internationales concernent la
haute mer. Par ailleurs des procédés techniques ont été mis au point pour
retenir et filtrer les déchets les plus variés.
Il convient d’appliquer strictement et de renforcer ces mesures, car les
pollutions ont une ampleur considérable à l’heure actuelle. Aucun milieu
n’en est indemne. Si elles sont bien entendu particulièrement importantes
dans les zones industrielles densément peuplées, les fleuves, les courants
marins et les vents se chargent de porter les corps délétères loin de leur
point de déversement.
Il convient également de mentionner les dépôts d’ordures que l’homme
a de plus en plus tendance à disséminer un peu partout et notamment au
bord des routes les plus pittoresques. Les corniches d’où l’on jouit des plus
beaux panoramas sont choisies avec prédilection pour précipiter en
contrebas ordures ménagères, vieilles ferrailles et débris de toutes sortes.
Une mention particulière doit être faite aux « cimetières » de voitures. Cette
plaie, qui fut longtemps le propre de l’Amérique du Nord du fait de la
valeur marchande dérisoire des voitures d’occasion (en 1964, plus de
6 millions de voitures furent ainsi abandonnées, ce qui indique l’ampleur du
phénomène), a maintenant atteint l’Europe. Les bords de nos routes sont de
plus fréquemment encombrés de carcasses de voitures débarrassées de tout
ce qui se démonte. La publicité intempestive le long des routes est
également à stigmatiser.
L’homme ne s’intéresse qu’à la première phase, qui lui rapporte, et néglige
la seconde, qui lui coûte de l’énergie sans profit. Le recyclage des éléments
ne le préoccupe pas et il s’en remet à la nature. Or celle-ci ne peut pas
intervenir avec efficacité, le volume et la qualité des déchets dépassant ses
possibilités. C’est cette attitude qu’il faut changer, en passant d’une
économie tournée vers l’exploitation des ressources naturelles à une
économie de recyclage. L’économie externe n’est plus compatible avec le
maintien de conditions décentes pour l’homme. Nous devons être persuadés
qu’à partir de maintenant il nous faudra payer pour l’eau et l’air purs, et non
plus les trouver gratuitement dans le milieu et les rejeter pollués après
usage.
Sans doute des progrès très sensibles ont-ils été réalisés dans divers
domaines. La législation de chaque pays s’efforce de protéger les eaux et
les terres, souvent aussi l’air ; des conventions internationales concernent la
haute mer. Par ailleurs des procédés techniques ont été mis au point pour
retenir et filtrer les déchets les plus variés.
Il convient d’appliquer strictement et de renforcer ces mesures, car les
pollutions ont une ampleur considérable à l’heure actuelle. Aucun milieu
n’en est indemne. Si elles sont bien entendu particulièrement importantes
dans les zones industrielles densément peuplées, les fleuves, les courants
marins et les vents se chargent de porter les corps délétères loin de leur
point de déversement.
Il convient également de mentionner les dépôts d’ordures que l’homme
a de plus en plus tendance à disséminer un peu partout et notamment au
bord des routes les plus pittoresques. Les corniches d’où l’on jouit des plus
beaux panoramas sont choisies avec prédilection pour précipiter en
contrebas ordures ménagères, vieilles ferrailles et débris de toutes sortes.
Une mention particulière doit être faite aux « cimetières » de voitures. Cette
plaie, qui fut longtemps le propre de l’Amérique du Nord du fait de la
valeur marchande dérisoire des voitures d’occasion (en 1964, plus de
6 millions de voitures furent ainsi abandonnées, ce qui indique l’ampleur du
phénomène), a maintenant atteint l’Europe. Les bords de nos routes sont de
plus fréquemment encombrés de carcasses de voitures débarrassées de tout
ce qui se démonte. La publicité intempestive le long des routes est
également à stigmatiser.
