hydrocarbures lourds qu’attaquent seulement avec une lenteur extrême
certaines Bactéries hautement spécialisées ; les plages souillées par de longs
cordons noirs témoignent de leur persistance. Une mention particulière doit
être faite aux corps radioactifs – certains d’entre eux sont entièrement
artificiels, comme de nombreux isotopes –, dont les effets peuvent se faire
sentir pendant des millions d’années parfois.
La situation s’est aggravée dans les mêmes proportions sur le plan
quantitatif, le développement vertigineux des activités industrielles, joint à
la forte poussée démographique, ayant entraîné une augmentation
considérable du volume des résidus.
Or l’attitude de l’homme vis-à-vis des déchets est restée la même que
jadis : il se contente de les déverser dans la nature, dans les airs comme
dans les eaux, sans se préoccuper de leur devenir. La situation prise dans
son ensemble était restée peu grave tant que la vitesse de déversement était
plus ou moins en rapport avec la vitesse de dégradation, un équilibre
s’établissant tant bien que mal.
Il n’en est plus de même à l’heure actuelle où la nature et ses forces de
destruction ne sont plus en état, ni qualitativement ni quantitativement, de
résorber la masse énorme de déchets que l’homme continue à déverser sans
leur faire subir parfois de traitement préalable. Ces résidus appartenant à
mille espèces chimiques s’accumulent donc et empoisonnent littéralement
l’atmosphère, la terre et les eaux.
Il convient de réviser entièrement notre politique à l’égard des résidus
et de considérer qu’il ne suffit plus de les déverser sans contrôle dans la
nature en laissant à celle-ci le soin de les détruire. On se heurte certes à des
difficultés techniques, car l’élimination de certaines substances est loin
d’être aisée. Il se présente également des difficultés financières, car
l’épuration des eaux usées et la rétention, la transformation et le stockage
des déchets industriels sont chers et grèvent les prix de revient
apparemment en pure perte : l’homme préfère en conséquence fermer les
yeux sur le devenir des déchets et sur leur influence dans la nature.
Si l’on compare un processus industriel avec un système naturel, les
différences sont évidentes. Dans la nature, les éléments cheminent d’une
manière cyclique ; une fois formés, les matériaux sont utilisés, puis
dégradés avant d’être repris au cours du cycle suivant. Les deux phases se
déroulent à une vitesse égale. Au contraire un système artificiel, comme la
certaines Bactéries hautement spécialisées ; les plages souillées par de longs
cordons noirs témoignent de leur persistance. Une mention particulière doit
être faite aux corps radioactifs – certains d’entre eux sont entièrement
artificiels, comme de nombreux isotopes –, dont les effets peuvent se faire
sentir pendant des millions d’années parfois.
La situation s’est aggravée dans les mêmes proportions sur le plan
quantitatif, le développement vertigineux des activités industrielles, joint à
la forte poussée démographique, ayant entraîné une augmentation
considérable du volume des résidus.
Or l’attitude de l’homme vis-à-vis des déchets est restée la même que
jadis : il se contente de les déverser dans la nature, dans les airs comme
dans les eaux, sans se préoccuper de leur devenir. La situation prise dans
son ensemble était restée peu grave tant que la vitesse de déversement était
plus ou moins en rapport avec la vitesse de dégradation, un équilibre
s’établissant tant bien que mal.
Il n’en est plus de même à l’heure actuelle où la nature et ses forces de
destruction ne sont plus en état, ni qualitativement ni quantitativement, de
résorber la masse énorme de déchets que l’homme continue à déverser sans
leur faire subir parfois de traitement préalable. Ces résidus appartenant à
mille espèces chimiques s’accumulent donc et empoisonnent littéralement
l’atmosphère, la terre et les eaux.
Il convient de réviser entièrement notre politique à l’égard des résidus
et de considérer qu’il ne suffit plus de les déverser sans contrôle dans la
nature en laissant à celle-ci le soin de les détruire. On se heurte certes à des
difficultés techniques, car l’élimination de certaines substances est loin
d’être aisée. Il se présente également des difficultés financières, car
l’épuration des eaux usées et la rétention, la transformation et le stockage
des déchets industriels sont chers et grèvent les prix de revient
apparemment en pure perte : l’homme préfère en conséquence fermer les
yeux sur le devenir des déchets et sur leur influence dans la nature.
Si l’on compare un processus industriel avec un système naturel, les
différences sont évidentes. Dans la nature, les éléments cheminent d’une
manière cyclique ; une fois formés, les matériaux sont utilisés, puis
dégradés avant d’être repris au cours du cycle suivant. Les deux phases se
déroulent à une vitesse égale. Au contraire un système artificiel, comme la
