l’interdire aussi vite que possible totalement, l’emploi de substances stables
aux effets persistants. L’emploi d’un pesticide ne devrait pas être autorisé
avant que des études sérieuses et objectives n’aient prouvé qu’il n’est pas
nocif à long terme et qu’il n’a pas d’effets simultanés sur les terres et les
communautés vivantes, naturelles ou artificielles, au voisinage desquelles il
est répandu
125
.
Il faut proportionner l’ampleur de la lutte par pesticides aux buts
recherchés. Comme dans le cas de médicaments utilisés dans le traitement
des maladies, il y a des indications et des contre-indications. Il appartient à
l’homme d’étudier chaque cas et d’établir le traitement sans « dépasser la
dose prescrite ». Cette dose varie essentiellement en fonction du milieu et
des conditions écologiques, car l’emploi des pesticides ne doit être conçu
que comme un adjuvant aux défenses naturelles des habitats
126
.
L’homme doit comprendre que la lutte chimique qu’il a entreprise sera
suivie d’une victoire à la Pyrrhus s’il ne sait pas se garder de l’abus de
moyens de destruction d’une puissance insoupçonnée, qui selon sa volonté
seront médicaments bénéfiques ou « poisons des Borgia ».
aux effets persistants. L’emploi d’un pesticide ne devrait pas être autorisé
avant que des études sérieuses et objectives n’aient prouvé qu’il n’est pas
nocif à long terme et qu’il n’a pas d’effets simultanés sur les terres et les
communautés vivantes, naturelles ou artificielles, au voisinage desquelles il
est répandu
125
.
Il faut proportionner l’ampleur de la lutte par pesticides aux buts
recherchés. Comme dans le cas de médicaments utilisés dans le traitement
des maladies, il y a des indications et des contre-indications. Il appartient à
l’homme d’étudier chaque cas et d’établir le traitement sans « dépasser la
dose prescrite ». Cette dose varie essentiellement en fonction du milieu et
des conditions écologiques, car l’emploi des pesticides ne doit être conçu
que comme un adjuvant aux défenses naturelles des habitats
126
.
L’homme doit comprendre que la lutte chimique qu’il a entreprise sera
suivie d’une victoire à la Pyrrhus s’il ne sait pas se garder de l’abus de
moyens de destruction d’une puissance insoupçonnée, qui selon sa volonté
seront médicaments bénéfiques ou « poisons des Borgia ».
