chimiques doit s’accompagner de pratiques culturales favorables à un
heureux équilibre biologique.
Il en va tout autrement dans les habitats naturels ou présentant
certaines analogies avec ceux-ci. L’écosystème y est beaucoup plus
complexe et les différentes espèces s’y trouvent dans un équilibre bien
meilleur. Les insecticides doivent y être employés comme de simples
adjuvants aux défenses naturelles, et non pas comme les moyens de lutte
exclusifs. Ceci est le principe même de la lutte intégrée.
Cette conception s’applique particulièrement aux vergers, qui, au point
de vue écologique, sont en quelque sorte les équivalents de forêts claires.
Un tel traitement antiparasitaire a été signalé au Canada, parmi les vergers
de Pommiers, une des grandes ressources de la Nouvelle-Écosse (Patterson
1956 ; Pickett, 1960). De 1930 à 1949, les populations de ravageurs étaient
devenues résistantes à l’arséniate de plomb auquel on substitua alors le
DDT et d’autres insecticides de synthèse. Ces produits entraînèrent certes
une diminution des effectifs des ravageurs. Mais comme ils exterminaient
également les prédateurs des parasites, chaque interruption dans les
traitements était immédiatement suivie d’une pullulation des ravageurs
responsables de graves dégâts aux fruits.
On modifia alors la méthode même du traitement, en diminuant la
nature, les doses et la fréquence des applications d’insecticides, de manière
à préserver la faune limitant le nombre d’insectes déprédateurs et à
simplement compléter son action. On constata que les attaques étaient
néanmoins peu nombreuses en proportion (de 80 à 94 % des fruits étaient
indemnes), le même résultat que lors de traitements massifs, onéreux et
préjudiciables à longue échéance. L’homme se contentait d’aider les
défenses écologiques, au lieu de détruire l’équilibre naturel, et d’être alors
obligé de se substituer entièrement aux forces conservatrices du milieu.
Nous ne pouvons manquer de signaler de même les méthodes
préconisées en Suisse par la Station fédérale d’essais agricoles de Lausanne
(Mathys et Baggiolini, Agriculture romande, 6, n o 3, 1967). La lutte
intégrée conseillée pour les cultures fruitières constitue un système de
régulation des populations d’insectes déprédateurs reposant sur un
ensemble de techniques dont l’emploi d’insecticides n’est qu’un élément
parmi d’autres. On favorise la faune utile et on fait intervenir les armes
heureux équilibre biologique.
Il en va tout autrement dans les habitats naturels ou présentant
certaines analogies avec ceux-ci. L’écosystème y est beaucoup plus
complexe et les différentes espèces s’y trouvent dans un équilibre bien
meilleur. Les insecticides doivent y être employés comme de simples
adjuvants aux défenses naturelles, et non pas comme les moyens de lutte
exclusifs. Ceci est le principe même de la lutte intégrée.
Cette conception s’applique particulièrement aux vergers, qui, au point
de vue écologique, sont en quelque sorte les équivalents de forêts claires.
Un tel traitement antiparasitaire a été signalé au Canada, parmi les vergers
de Pommiers, une des grandes ressources de la Nouvelle-Écosse (Patterson
1956 ; Pickett, 1960). De 1930 à 1949, les populations de ravageurs étaient
devenues résistantes à l’arséniate de plomb auquel on substitua alors le
DDT et d’autres insecticides de synthèse. Ces produits entraînèrent certes
une diminution des effectifs des ravageurs. Mais comme ils exterminaient
également les prédateurs des parasites, chaque interruption dans les
traitements était immédiatement suivie d’une pullulation des ravageurs
responsables de graves dégâts aux fruits.
On modifia alors la méthode même du traitement, en diminuant la
nature, les doses et la fréquence des applications d’insecticides, de manière
à préserver la faune limitant le nombre d’insectes déprédateurs et à
simplement compléter son action. On constata que les attaques étaient
néanmoins peu nombreuses en proportion (de 80 à 94 % des fruits étaient
indemnes), le même résultat que lors de traitements massifs, onéreux et
préjudiciables à longue échéance. L’homme se contentait d’aider les
défenses écologiques, au lieu de détruire l’équilibre naturel, et d’être alors
obligé de se substituer entièrement aux forces conservatrices du milieu.
Nous ne pouvons manquer de signaler de même les méthodes
préconisées en Suisse par la Station fédérale d’essais agricoles de Lausanne
(Mathys et Baggiolini, Agriculture romande, 6, n o 3, 1967). La lutte
intégrée conseillée pour les cultures fruitières constitue un système de
régulation des populations d’insectes déprédateurs reposant sur un
ensemble de techniques dont l’emploi d’insecticides n’est qu’un élément
parmi d’autres. On favorise la faune utile et on fait intervenir les armes
