La plupart de ces produits sont malheureusement très toxiques pour les
animaux à sang chaud
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et on ignore encore leur degré de toxicité sur
l’homme et les animaux domestiques ingérant les produits agricoles ainsi
traités. Il convient d’être prudent dans leur emploi
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et de rechercher des
substances nouvelles susceptibles de ne pas présenter leurs inconvénients,
ce qui leur assurerait un grand avenir.
Si le champ d’investigation des chimistes est donc plein de promesses,
il faut aussi insister sur le fait qu’aucun produit nouveau ne devrait être
employé à grande échelle avant que des essais répétés n’aient été faits dans
les conditions de l’emploi réel et que les conséquences à brève et à longue
échéance aient été soigneusement analysées. Sans doute de telles
précautions sont-elles théoriquement prescrites par les lois et les règlements
dans beaucoup de pays ; mais ces dispositions devraient être renforcées et
sévèrement appliquées. On reste parfois confondu en voyant avec quelle
légèreté des produits nouveaux sont répandus en doses massives sans que
l’on connaisse exactement leur impact dans la nature.
Les conditions d’application sont également importantes à considérer.
Dans les habitations et aux alentours de celles-ci, n’importe quel produit
peut être utilisé sans grand danger dans la nature (par exemple dans la lutte
contre les insectes piqueurs, vecteurs de maladies), à condition qu’il ne soit
pas toxique pour l’homme à brève ou longue échéance.
Au niveau des champs et des habitats entièrement transformés par
l’homme, l’usage des pesticides n’a pas toujours une gravité exceptionnelle
dans les limites normales d’utilisation. Dans ces habitats parfaitement
artificiels, seuls des insecticides chimiques peuvent contrôler les parasites
des cultures. Cela ne veut bien entendu pas dire que l’homme a intérêt à
« empoisonner » entièrement ces milieux, ce qui nuirait d’ailleurs à leur
rendement en entraînant des conséquences graves, sur les sols en particulier.
Il ne faut pas oublier par ailleurs qu’en utilisant des pesticides, l’homme ne
s’attaque qu’au mal et non à ses causes ; la limitation brutale des effectifs
d’une population animale n’empêche nullement celle-ci de proliférer
immédiatement après, selon une loi écologique générale. Un traitement
antiparasitaire détruira une forte proportion des déprédateurs, mais les
populations survivantes verront leur pouvoir de reproduction accru, leur
densité ne dépendant que des conditions du milieu. L’usage de moyens
animaux à sang chaud
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et on ignore encore leur degré de toxicité sur
l’homme et les animaux domestiques ingérant les produits agricoles ainsi
traités. Il convient d’être prudent dans leur emploi
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et de rechercher des
substances nouvelles susceptibles de ne pas présenter leurs inconvénients,
ce qui leur assurerait un grand avenir.
Si le champ d’investigation des chimistes est donc plein de promesses,
il faut aussi insister sur le fait qu’aucun produit nouveau ne devrait être
employé à grande échelle avant que des essais répétés n’aient été faits dans
les conditions de l’emploi réel et que les conséquences à brève et à longue
échéance aient été soigneusement analysées. Sans doute de telles
précautions sont-elles théoriquement prescrites par les lois et les règlements
dans beaucoup de pays ; mais ces dispositions devraient être renforcées et
sévèrement appliquées. On reste parfois confondu en voyant avec quelle
légèreté des produits nouveaux sont répandus en doses massives sans que
l’on connaisse exactement leur impact dans la nature.
Les conditions d’application sont également importantes à considérer.
Dans les habitations et aux alentours de celles-ci, n’importe quel produit
peut être utilisé sans grand danger dans la nature (par exemple dans la lutte
contre les insectes piqueurs, vecteurs de maladies), à condition qu’il ne soit
pas toxique pour l’homme à brève ou longue échéance.
Au niveau des champs et des habitats entièrement transformés par
l’homme, l’usage des pesticides n’a pas toujours une gravité exceptionnelle
dans les limites normales d’utilisation. Dans ces habitats parfaitement
artificiels, seuls des insecticides chimiques peuvent contrôler les parasites
des cultures. Cela ne veut bien entendu pas dire que l’homme a intérêt à
« empoisonner » entièrement ces milieux, ce qui nuirait d’ailleurs à leur
rendement en entraînant des conséquences graves, sur les sols en particulier.
Il ne faut pas oublier par ailleurs qu’en utilisant des pesticides, l’homme ne
s’attaque qu’au mal et non à ses causes ; la limitation brutale des effectifs
d’une population animale n’empêche nullement celle-ci de proliférer
immédiatement après, selon une loi écologique générale. Un traitement
antiparasitaire détruira une forte proportion des déprédateurs, mais les
populations survivantes verront leur pouvoir de reproduction accru, leur
densité ne dépendant que des conditions du milieu. L’usage de moyens
