histologiques et physiologiques profondes entre ces deux grands groupes
végétaux. Notons que ces substances ont une toxicité en général faible visà-vis des animaux, donc des risques minimes quant aux biocénoses
animales, sauf certaines d’entre elles comme le 2,4-D qui se comporte
comme un poison cumulatif vis-à-vis des oiseaux, en particulier des
Canards, et même vis-à-vis de l’homme.
Les herbicides ont une action très profonde sur les associations
végétales sur lesquelles ils sont répandus. On peut certes admettre que leur
nocivité est faible quand il s’agit des champs ou autres milieux entièrement
artificiels, où ils détruisent beaucoup de « mauvaises herbes ». Mais parmi
ces dernières figurent des messicoles, dont les derniers refuges se trouvent
dans les champs de céréales ; les botanistes déplorent la raréfaction avancée
de plusieurs d’entre elles, notamment en Europe.
Les effets des herbicides sont beaucoup plus regrettables dans le cas
des prairies, où l’élimination des Dicotylédones au profit des Graminées
peut conduire à la raréfaction de certaines espèces et même nuire au
rendement des pâturages et à la valeur des fourrages. Leur impact est plus
sérieux aux yeux du naturaliste, quand ils sont répandus sur les talus, les
digues, les remblais de chemin de fer, les bords de route et lieux
semblables, ceux-ci constituant souvent les seules stations de certaines
plantes qui y ont trouvé refuge alors qu’elles ont disparu partout ailleurs.
Leurs effets sont plus graves encore dans les milieux aquatiques. En
voulant éliminer un certain nombre de végétaux réputés nuisibles, l’homme
risque de détruire des communautés entières de plantes aquatiques, d’autant
plus que les eaux courantes transportent les substances loin de leur point de
déversement. D’après Westhoffet Zonderwijk (1960), 17 % des plantes de
la flore des Pays-Bas pourraient ainsi être détruites en cas d’usage abusif
des herbicides dans les eaux hollandaises. Les effets sont aggravés du fait
que les communautés végétales étant changées, l’équilibre de la faune
aquatique se trouve à son tour bouleversé ; et certains herbicides ont des
effets toxiques non négligeables sur les animaux, en particulier sur les
Poissons et le frai.
L’usage des herbicides permet enfin à l’homme de modifier
entièrement sans grand travail des associations végétales naturelles tout
entières. C’est par exemple ce qui a été tenté aux États-Unis dans les
steppes à Armoises, le fameux sagebrush de l’ouest du continent, régions
végétaux. Notons que ces substances ont une toxicité en général faible visà-vis des animaux, donc des risques minimes quant aux biocénoses
animales, sauf certaines d’entre elles comme le 2,4-D qui se comporte
comme un poison cumulatif vis-à-vis des oiseaux, en particulier des
Canards, et même vis-à-vis de l’homme.
Les herbicides ont une action très profonde sur les associations
végétales sur lesquelles ils sont répandus. On peut certes admettre que leur
nocivité est faible quand il s’agit des champs ou autres milieux entièrement
artificiels, où ils détruisent beaucoup de « mauvaises herbes ». Mais parmi
ces dernières figurent des messicoles, dont les derniers refuges se trouvent
dans les champs de céréales ; les botanistes déplorent la raréfaction avancée
de plusieurs d’entre elles, notamment en Europe.
Les effets des herbicides sont beaucoup plus regrettables dans le cas
des prairies, où l’élimination des Dicotylédones au profit des Graminées
peut conduire à la raréfaction de certaines espèces et même nuire au
rendement des pâturages et à la valeur des fourrages. Leur impact est plus
sérieux aux yeux du naturaliste, quand ils sont répandus sur les talus, les
digues, les remblais de chemin de fer, les bords de route et lieux
semblables, ceux-ci constituant souvent les seules stations de certaines
plantes qui y ont trouvé refuge alors qu’elles ont disparu partout ailleurs.
Leurs effets sont plus graves encore dans les milieux aquatiques. En
voulant éliminer un certain nombre de végétaux réputés nuisibles, l’homme
risque de détruire des communautés entières de plantes aquatiques, d’autant
plus que les eaux courantes transportent les substances loin de leur point de
déversement. D’après Westhoffet Zonderwijk (1960), 17 % des plantes de
la flore des Pays-Bas pourraient ainsi être détruites en cas d’usage abusif
des herbicides dans les eaux hollandaises. Les effets sont aggravés du fait
que les communautés végétales étant changées, l’équilibre de la faune
aquatique se trouve à son tour bouleversé ; et certains herbicides ont des
effets toxiques non négligeables sur les animaux, en particulier sur les
Poissons et le frai.
L’usage des herbicides permet enfin à l’homme de modifier
entièrement sans grand travail des associations végétales naturelles tout
entières. C’est par exemple ce qui a été tenté aux États-Unis dans les
steppes à Armoises, le fameux sagebrush de l’ouest du continent, régions
