Les animaux ne sont pas les seuls à souffrir de l’abus de produits
synthétiques dans la lutte contre les ennemis des cultures. L’emploi de
substances chimiques qualifiées d’herbicides, destinées à supprimer un
grand nombre de « mauvaises herbes » – terme désignant les plantes
parasites ou compétitrices des plantes cultivées –, est lui aussi à blâmer
dans certains cas, étant responsable de la destruction de communautés
végétales et de la raréfaction de quelques espèces particulières, parmi les
messicoles notamment.
L’agriculteur a un grand nombre de griefs à l’égard des adventices. Il
leur reproche d’entrer en compétition avec les plantes cultivées en leur
prenant une part importante de l’eau, de l’air, de la lumière et des éléments
minéraux ; par ailleurs certaines sont toxiques par leur feuillage (par
exemple en Europe le Séneçon jacobée ou la Renoncule âcre, pour le bétail)
ou par leurs graines (Lychnis githago ou Nielle des blés), servent de
réservoirs à des maladies ou d’abri à des Insectes polyphages nuisibles. Les
pertes subies de ce fait par l’agriculture sont parfois aussi importantes que
celles qu’occasionnent les Insectes, comme cela a été constaté aux ÉtatsUnis. Aussi a-t-on mis au point une série de substances actives qui
éliminent ces plantes jugées indésirables, bien mieux que les anciennes
pratiques manuelles
104
.
Certaines de ces substances
105
sont des herbicides totaux qui détruisent
indistinctement tous les végétaux (par exemple chlorates de sodium et de
potassium, urées substituées, telles que le Monuron ou CMU). D’autres sont
des herbicides sélectifs agissant parfois par contact (comme la cyanamide
calcique, agissant par ailleurs comme engrais, et les xanthates), mais
souvent d’une manière plus subtile : tels sont les herbicides à translocation
ou à action interne, qualifiés de phytohormones ou substances de
croissance. Ces substances, souvent des dérivés de l’acide 2,4
phénoxyacétique (2,4-D mis au point en 1942 aux États-Unis ; MCPA mis
au point la même année en Angleterre), bien que chimiquement différentes
des hormones végétales ou auxines, se comportent comme celles-ci dont
elles « caricaturent » l’action. À des doses infinitésimales, elles provoquent
une croissance anormale de la plante (malformations diverses, arrêt du
développement), désorganisent les tissus et entraînent un flétrissement
rapide. La plupart de ces herbicides détruisent les Dicotylédones et
respectent en général les Monocotylédones
106
en raison de différences
synthétiques dans la lutte contre les ennemis des cultures. L’emploi de
substances chimiques qualifiées d’herbicides, destinées à supprimer un
grand nombre de « mauvaises herbes » – terme désignant les plantes
parasites ou compétitrices des plantes cultivées –, est lui aussi à blâmer
dans certains cas, étant responsable de la destruction de communautés
végétales et de la raréfaction de quelques espèces particulières, parmi les
messicoles notamment.
L’agriculteur a un grand nombre de griefs à l’égard des adventices. Il
leur reproche d’entrer en compétition avec les plantes cultivées en leur
prenant une part importante de l’eau, de l’air, de la lumière et des éléments
minéraux ; par ailleurs certaines sont toxiques par leur feuillage (par
exemple en Europe le Séneçon jacobée ou la Renoncule âcre, pour le bétail)
ou par leurs graines (Lychnis githago ou Nielle des blés), servent de
réservoirs à des maladies ou d’abri à des Insectes polyphages nuisibles. Les
pertes subies de ce fait par l’agriculture sont parfois aussi importantes que
celles qu’occasionnent les Insectes, comme cela a été constaté aux ÉtatsUnis. Aussi a-t-on mis au point une série de substances actives qui
éliminent ces plantes jugées indésirables, bien mieux que les anciennes
pratiques manuelles
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Certaines de ces substances
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sont des herbicides totaux qui détruisent
indistinctement tous les végétaux (par exemple chlorates de sodium et de
potassium, urées substituées, telles que le Monuron ou CMU). D’autres sont
des herbicides sélectifs agissant parfois par contact (comme la cyanamide
calcique, agissant par ailleurs comme engrais, et les xanthates), mais
souvent d’une manière plus subtile : tels sont les herbicides à translocation
ou à action interne, qualifiés de phytohormones ou substances de
croissance. Ces substances, souvent des dérivés de l’acide 2,4
phénoxyacétique (2,4-D mis au point en 1942 aux États-Unis ; MCPA mis
au point la même année en Angleterre), bien que chimiquement différentes
des hormones végétales ou auxines, se comportent comme celles-ci dont
elles « caricaturent » l’action. À des doses infinitésimales, elles provoquent
une croissance anormale de la plante (malformations diverses, arrêt du
développement), désorganisent les tissus et entraînent un flétrissement
rapide. La plupart de ces herbicides détruisent les Dicotylédones et
respectent en général les Monocotylédones
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en raison de différences
