fixation de l’azote, phénomène d’autant plus lourd de conséquences que les
produits répandus s’accumulent et persistent souvent des temps fort longs.
d) Effets à retardement
On a parfois tendance à considérer que les insecticides se bornent à
tuer sur-le-champ une certaine proportion d’animaux, et que les individus
résistants se trouvent indemnes. Les effets à retardement sont cependant
beaucoup plus importants qu’on ne l’a imaginé tout d’abord et peuvent se
manifester de diverses manières, principalement dans le cas des dérivés
chlorés. Beaucoup sont persistants et vont exercer leurs ravages loin des
points d’application. C’est avant tout le cas du DDT.
Tout d’abord les insecticides n’entraînent pas ipso facto la mort
immédiate des animaux qui les ont ingérés. Ils peuvent s’accumuler dans
leur organisme au niveau des graisses avant d’être libérés à nouveau lors de
la mobilisation des réserves, en particulier pendant l’hiver (comme cela a
été observé par exemple chez le Rat musqué ; Rudd, 1960). Ces faits sont
encore aggravés par suite des effets cumulatifs
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, les doses libérées
dépassant alors les seuils mortels.
Les insecticides peuvent également passer dans les œufs des Oiseaux
et dans le lait des Mammifères dont ils empoisonnent ainsi les jeunes. Cela
s’est observé même dans le cas de Vaches laitières dont la production s’est
trouvée contaminée quand elles étaient nourries avec du fourrage traité par
le DDT.
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