particulièrement faibles (très inférieures à la moyenne, notamment dans les
États atlantiques).
La situation est tout aussi alarmante pour le Balbuzard (Pandion
haliaetus), du fait même d’un régime alimentaire semblable à celui du
Pygargue. En 1962, dans la vallée du Connecticut, 18 couples ont pondu 46
œufs dont seuls 3 ont éclos. L’analyse des œufs non développés a révélé la
présence de produits de dégradation du DDT. L’abus de cet insecticide est
donc un véritable « génocide » vis-à-vis de cet oiseau. Le nombre de
couples nicheurs est passé de 150 couples en 1952 à 5 en 1970 le long de la
rivière Connecticut.
Des faits tout à fait comparables viennent d’être mis en évidence en
Écosse pour l’Aigle royal Aquila chrysaetos. D’après des recensements
effectués à travers une vaste aire des Highlands, le nombre de couples
reproducteurs a passé de 72 % des effectifs totaux au cours de la période
1937-1960 à 29 % en 1961-1963. Les observations montrent que la baisse
du taux de reproduction et le déclin des populations sont manifestement dus
aux insecticides de synthèse ingérés avec les proies (divers pesticides ont
été mis en évidence dans les œufs des Rapaces) (Lockie et Ratcliffe, 1964 ;
voir aussi Cramp, 1963). En Suède également, les Aigles ont beaucoup
diminué au cours des dernières années. Le Pygargue (Haliaetus albicilla)
comptait 48 couples dont 17 ont eu des jeunes en 1964 ; en 1965, il n’y
avait que 42 couples dont seuls 10 ont eu des jeunes.
Signalons que de telles constatations ont été faites chez les Hérons
(notamment chez les Hérons cendrés qui ont le taux de résidus
d’organochlorés le plus élevé de tous les oiseaux de Grande-Bretagne ;
Prestt) et chez les Gallinacés, Faisans et Perdrix (pontes moins nombreuses,
œufs infertiles, mortalité élevée des jeunes). En Suède, les Perdrix ont
diminué de 50 à 90 % dans les aires traitées, et des constatations de ce
genre ont été faites dans maints pays.
Il convient cependant d’être prudent dans les conclusions tirées
d’observations sur la mortalité directe due à l’ingestion d’insecticides par
les Vertébrés et par l’homme
96
. Les résultats sont souvent très
contradictoires. Dans certains cas la mortalité est très élevée parmi les
Vertébrés à sang chaud, dans d’autres elle est bien inférieure aux autres
causes de décès (en particulier prédation, chasse, maladies) comme l’ont
notamment révélé des enquêtes menées en Grande-Bretagne par des équipes
États atlantiques).
La situation est tout aussi alarmante pour le Balbuzard (Pandion
haliaetus), du fait même d’un régime alimentaire semblable à celui du
Pygargue. En 1962, dans la vallée du Connecticut, 18 couples ont pondu 46
œufs dont seuls 3 ont éclos. L’analyse des œufs non développés a révélé la
présence de produits de dégradation du DDT. L’abus de cet insecticide est
donc un véritable « génocide » vis-à-vis de cet oiseau. Le nombre de
couples nicheurs est passé de 150 couples en 1952 à 5 en 1970 le long de la
rivière Connecticut.
Des faits tout à fait comparables viennent d’être mis en évidence en
Écosse pour l’Aigle royal Aquila chrysaetos. D’après des recensements
effectués à travers une vaste aire des Highlands, le nombre de couples
reproducteurs a passé de 72 % des effectifs totaux au cours de la période
1937-1960 à 29 % en 1961-1963. Les observations montrent que la baisse
du taux de reproduction et le déclin des populations sont manifestement dus
aux insecticides de synthèse ingérés avec les proies (divers pesticides ont
été mis en évidence dans les œufs des Rapaces) (Lockie et Ratcliffe, 1964 ;
voir aussi Cramp, 1963). En Suède également, les Aigles ont beaucoup
diminué au cours des dernières années. Le Pygargue (Haliaetus albicilla)
comptait 48 couples dont 17 ont eu des jeunes en 1964 ; en 1965, il n’y
avait que 42 couples dont seuls 10 ont eu des jeunes.
Signalons que de telles constatations ont été faites chez les Hérons
(notamment chez les Hérons cendrés qui ont le taux de résidus
d’organochlorés le plus élevé de tous les oiseaux de Grande-Bretagne ;
Prestt) et chez les Gallinacés, Faisans et Perdrix (pontes moins nombreuses,
œufs infertiles, mortalité élevée des jeunes). En Suède, les Perdrix ont
diminué de 50 à 90 % dans les aires traitées, et des constatations de ce
genre ont été faites dans maints pays.
Il convient cependant d’être prudent dans les conclusions tirées
d’observations sur la mortalité directe due à l’ingestion d’insecticides par
les Vertébrés et par l’homme
96
. Les résultats sont souvent très
contradictoires. Dans certains cas la mortalité est très élevée parmi les
Vertébrés à sang chaud, dans d’autres elle est bien inférieure aux autres
causes de décès (en particulier prédation, chasse, maladies) comme l’ont
notamment révélé des enquêtes menées en Grande-Bretagne par des équipes
