(jusqu’à 97 % des oiseaux) et dut être remplacée par d’autres insecticides
moins toxiques. Dans l’Indiana, un seul traitement au parathion provoqua la
mort d’au moins 65 000 Merles migrateurs et autres passereaux. Des pertes
atteignant 87 % des populations totales ont été signalées. Des faits
analogues ont été constatés en Europe, et notamment en Angleterre (en
1960, pas moins de 10 000 décès d’oiseaux manifestement dus aux
insecticides étaient observés dans le seul Lincolnshire) ; les carnivores, en
particulier les Rapaces, subissaient simultanément des pertes sensibles après
s’être nourris d’oiseaux intoxiqués. Des ravages très sévères sont également
à déplorer en raison de l’enrobage des semences dans des pesticides (surtout
aldrine, dieldrine et heptachlore, pour lutter contre certains insectes, et
composés organo-mercuriels agissant comme fongicides).
Les insecticides provoquent aussi de sérieux désordres physiologiques,
notamment dans les mécanismes de la reproduction. Ils se concentrent
volontiers dans les glandes sexuelles des oiseaux et entraînent une stérilité
partielle ou totale des reproducteurs. Une perturbation profonde de
l’équilibre des hormones sexuelles est provoquée par de faibles doses
d’insecticides organochlorés, diminuant le nombre d’œufs ou même
bloquant la maturation des gonades. Par ailleurs le dépôt de calcaire dans la
coquille des œufs est gravement affecté et les œufs deviennent fragiles et
même parfois mous, se brisant au moindre choc. On a démontré que la
diminution de l’épaisseur des coquilles était directement proportionnelle au
niveau de contamination par les métabolites du DDT (Peakall, 1970 ;
Ramade, 1970). Ces faits ont été mis en évidence chez de nombreux
Passereaux, oiseaux de mer, Palmipèdes et Rapaces, notamment chez les
Faucons et les Éperviers et surtout chez l’Aigle à tête blanche Haliaetus
leucocephalus, volontiers piscivore et de ce fait susceptible d’absorber de
grandes quantités d’insecticides en prélevant Crabes et Poissons. En fait,
sur 26 spécimens dont les tissus ont été analysés par les laboratoires du Fish
and Wildlife Service des États-Unis, 25 renfermaient du DDT, parfois à des
doses reconnues comme mortelles, et l’espèce semble particulièrement
sensible à ses effets. La raréfaction accélérée de cet aigle, emblème
national, a été de ce fait imputée principalement aux insecticides, comme
semble notamment le prouver son déclin rapide dans les régions côtières de
l’est des États-Unis, traitées fréquemment en vue de la lutte contre les
Moustiques. La réussite des couvées est descendue à des taux
moins toxiques. Dans l’Indiana, un seul traitement au parathion provoqua la
mort d’au moins 65 000 Merles migrateurs et autres passereaux. Des pertes
atteignant 87 % des populations totales ont été signalées. Des faits
analogues ont été constatés en Europe, et notamment en Angleterre (en
1960, pas moins de 10 000 décès d’oiseaux manifestement dus aux
insecticides étaient observés dans le seul Lincolnshire) ; les carnivores, en
particulier les Rapaces, subissaient simultanément des pertes sensibles après
s’être nourris d’oiseaux intoxiqués. Des ravages très sévères sont également
à déplorer en raison de l’enrobage des semences dans des pesticides (surtout
aldrine, dieldrine et heptachlore, pour lutter contre certains insectes, et
composés organo-mercuriels agissant comme fongicides).
Les insecticides provoquent aussi de sérieux désordres physiologiques,
notamment dans les mécanismes de la reproduction. Ils se concentrent
volontiers dans les glandes sexuelles des oiseaux et entraînent une stérilité
partielle ou totale des reproducteurs. Une perturbation profonde de
l’équilibre des hormones sexuelles est provoquée par de faibles doses
d’insecticides organochlorés, diminuant le nombre d’œufs ou même
bloquant la maturation des gonades. Par ailleurs le dépôt de calcaire dans la
coquille des œufs est gravement affecté et les œufs deviennent fragiles et
même parfois mous, se brisant au moindre choc. On a démontré que la
diminution de l’épaisseur des coquilles était directement proportionnelle au
niveau de contamination par les métabolites du DDT (Peakall, 1970 ;
Ramade, 1970). Ces faits ont été mis en évidence chez de nombreux
Passereaux, oiseaux de mer, Palmipèdes et Rapaces, notamment chez les
Faucons et les Éperviers et surtout chez l’Aigle à tête blanche Haliaetus
leucocephalus, volontiers piscivore et de ce fait susceptible d’absorber de
grandes quantités d’insecticides en prélevant Crabes et Poissons. En fait,
sur 26 spécimens dont les tissus ont été analysés par les laboratoires du Fish
and Wildlife Service des États-Unis, 25 renfermaient du DDT, parfois à des
doses reconnues comme mortelles, et l’espèce semble particulièrement
sensible à ses effets. La raréfaction accélérée de cet aigle, emblème
national, a été de ce fait imputée principalement aux insecticides, comme
semble notamment le prouver son déclin rapide dans les régions côtières de
l’est des États-Unis, traitées fréquemment en vue de la lutte contre les
Moustiques. La réussite des couvées est descendue à des taux
