dépeuplé les eaux d’une manière très sérieuse, et diminué les ressources
alimentaires des populations que l’on veut préserver de l’onchocercose. Des
mesures ont heureusement été mises au point pour détruire les Insectes en
limitant les dégâts causés aux Poissons (substitution du DDT au lindane,
application sélective et localisée dans les biefs à courant rapide) ; sinon on
se serait trouvé devant l’alternative de laisser mourir les hommes de faim
ou de maladie ! En Asie, le traitement de rizières par des insecticides a
protégé les récoltes, mais a exterminé les Poissons élevés dans ce milieu.
On a ainsi compromis les ressources en protéines animales pour augmenter
celles en hydrates de carbone (Moore).
Les pesticides ont également une action sur les pêcheries au large des
côtes. Les quantités de produits déversés en doses croissantes sur les marais
côtiers et les étendues d’eau douce ou saumâtre des estuaires sont entraînées
vers le large et y ont provoqué des mortalités élevées parmi les organismes
marins. Tous les pesticides dont on a pu mesurer les toxicités en laboratoire
se sont révélés nocifs aux Crustacés, aux Mollusques
94
et aux Poissons
marins à des doses comparables à celles de leur emploi. Les oiseaux côtiers
sont eux aussi touchés par ces pollutions, comme en témoigne la destruction
d’une colonie de Sternes caugek aux Pays-Bas par suite d’insecticides
charriés par le Rhin (Koeman). L’homme peut donc également
« empoisonner » les eaux côtières par l’abus des insecticides et y entraîner
une baisse du rendement des pêcheries, principalement au niveau des
estuaires, dont on connaît l’importance à ce point de vue.
Les insecticides ont également une action toxique vis-à-vis des oiseaux
et des mammifères, l’homme compris. Les doses létales sont relativement
basses pour certains d’entre eux (par exemple la dieldrine dont la dose
létale est de 20-30 mg/kg et l’endrine dont la dose létale est de 7,5 mg/kg
pour le Rat). Les oiseaux insectivores, en se nourrissant de proies chargées
d’insecticides, peuvent en absorber une dose suffisante pour les détruire
eux-mêmes et leur nichée
95
. Si ces effets sont très apparents dans le cas de
certains insecticides de synthèse, ils le sont tout autant dans le cas des
arséniates et des fluorures, heureusement de moins en moins employés, qui
donnent lieu à des phénomènes cumulatifs lourds de conséquences. Des
mortalités élevées ont été observées par exemple aux États-Unis au cours
des campagnes de lutte contre la Fourmi d’Argentine ; la dieldrine
employée entraîna des pertes sérieuses parmi les Vertébrés à sang chaud
alimentaires des populations que l’on veut préserver de l’onchocercose. Des
mesures ont heureusement été mises au point pour détruire les Insectes en
limitant les dégâts causés aux Poissons (substitution du DDT au lindane,
application sélective et localisée dans les biefs à courant rapide) ; sinon on
se serait trouvé devant l’alternative de laisser mourir les hommes de faim
ou de maladie ! En Asie, le traitement de rizières par des insecticides a
protégé les récoltes, mais a exterminé les Poissons élevés dans ce milieu.
On a ainsi compromis les ressources en protéines animales pour augmenter
celles en hydrates de carbone (Moore).
Les pesticides ont également une action sur les pêcheries au large des
côtes. Les quantités de produits déversés en doses croissantes sur les marais
côtiers et les étendues d’eau douce ou saumâtre des estuaires sont entraînées
vers le large et y ont provoqué des mortalités élevées parmi les organismes
marins. Tous les pesticides dont on a pu mesurer les toxicités en laboratoire
se sont révélés nocifs aux Crustacés, aux Mollusques
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et aux Poissons
marins à des doses comparables à celles de leur emploi. Les oiseaux côtiers
sont eux aussi touchés par ces pollutions, comme en témoigne la destruction
d’une colonie de Sternes caugek aux Pays-Bas par suite d’insecticides
charriés par le Rhin (Koeman). L’homme peut donc également
« empoisonner » les eaux côtières par l’abus des insecticides et y entraîner
une baisse du rendement des pêcheries, principalement au niveau des
estuaires, dont on connaît l’importance à ce point de vue.
Les insecticides ont également une action toxique vis-à-vis des oiseaux
et des mammifères, l’homme compris. Les doses létales sont relativement
basses pour certains d’entre eux (par exemple la dieldrine dont la dose
létale est de 20-30 mg/kg et l’endrine dont la dose létale est de 7,5 mg/kg
pour le Rat). Les oiseaux insectivores, en se nourrissant de proies chargées
d’insecticides, peuvent en absorber une dose suffisante pour les détruire
eux-mêmes et leur nichée
95
. Si ces effets sont très apparents dans le cas de
certains insecticides de synthèse, ils le sont tout autant dans le cas des
arséniates et des fluorures, heureusement de moins en moins employés, qui
donnent lieu à des phénomènes cumulatifs lourds de conséquences. Des
mortalités élevées ont été observées par exemple aux États-Unis au cours
des campagnes de lutte contre la Fourmi d’Argentine ; la dieldrine
employée entraîna des pertes sérieuses parmi les Vertébrés à sang chaud
