Moustiques ou de Simulies. Les Poissons atteints par certains insecticides,
et en particulier le DDT, peuvent mourir immédiatement d’atteintes au
système nerveux (central et périphérique) et à l’appareil respiratoire, et du
trouble apporté à certains mécanismes métaboliques ; à des doses moins
fortes, l’action de ces substances a des séquelles graves entraînant de
sérieux désordres physiologiques. On citera également la pollution
accidentelle du Rhin par de l’endosulfane au cours de l’été 1969 ; on estime
à 40 millions le nombre de Poissons morts en Allemagne et aux Pays-Bas.
Le traitement des zones marécageuses et également des forêts de
montagne sillonnées de torrents est souvent très grave pour l’équilibre de
ces milieux aquatiques, et en particulier pour les Poissons. Des aspersions
aériennes de DDT ont ainsi occasionné dans l’ouest des États-Unis et du
Canada la mort de centaines de milliers de Truites et de Saumons, dont on
connaît l’importance économique. Dans ce dernier pays, des évaluations
numériques étalées sur plusieurs années dans le bassin du Miramichi,
Nouveau-Brunswick, ont montré que les pulvérisations d’insecticides
(DDT) sur les forêts avoisinantes ont provoqué par empoisonnement direct
et privation de nourriture la perte des deux tiers des effectifs de Saumons,
les jeunes Poissons étant entièrement éliminés en 1954 et en 1956, tandis
que les Insectes ravageurs des bois revenaient de plus belle après chaque
traitement. En Colombie britannique, la mortalité des Saumons atteignit
presque 100 % dans les mêmes conditions.
En Afrique
92
, un cas similaire est cité par Blanc (1958) dans la région
du Burkina. De larges superficies ont été traitées au lindane pour lutter
contre l’onchocercose
93
, très grave maladie, du groupe des filarioses, qui
entraîne la cécité par formation de kystes et de lésions oculaires. Cette
affection est transmise par des Simulies, petits Diptères dont les larves
aquatiques vivent fixées sur les plantes immergées dans les cours d’eau
rapides ; aucun moyen préventif n’existe pour protéger les populations et la
thérapeutique actuelle ne donne que des résultats très médiocres. Le seul
moyen de lutte consistant donc en une éradication des agents vecteurs, les
Simulies, des campagnes de désinsectisation à grande échelle ont été
effectuées à partir de 1955, comprenant plusieurs traitements à intervalles
réguliers. Ces actions, couronnées d’un succès très relatif sur le plan
entomologique, ont entraîné des pertes importantes parmi les Poissons, une
forte mortalité étant observée tout de suite après l’aspersion. On a donc
et en particulier le DDT, peuvent mourir immédiatement d’atteintes au
système nerveux (central et périphérique) et à l’appareil respiratoire, et du
trouble apporté à certains mécanismes métaboliques ; à des doses moins
fortes, l’action de ces substances a des séquelles graves entraînant de
sérieux désordres physiologiques. On citera également la pollution
accidentelle du Rhin par de l’endosulfane au cours de l’été 1969 ; on estime
à 40 millions le nombre de Poissons morts en Allemagne et aux Pays-Bas.
Le traitement des zones marécageuses et également des forêts de
montagne sillonnées de torrents est souvent très grave pour l’équilibre de
ces milieux aquatiques, et en particulier pour les Poissons. Des aspersions
aériennes de DDT ont ainsi occasionné dans l’ouest des États-Unis et du
Canada la mort de centaines de milliers de Truites et de Saumons, dont on
connaît l’importance économique. Dans ce dernier pays, des évaluations
numériques étalées sur plusieurs années dans le bassin du Miramichi,
Nouveau-Brunswick, ont montré que les pulvérisations d’insecticides
(DDT) sur les forêts avoisinantes ont provoqué par empoisonnement direct
et privation de nourriture la perte des deux tiers des effectifs de Saumons,
les jeunes Poissons étant entièrement éliminés en 1954 et en 1956, tandis
que les Insectes ravageurs des bois revenaient de plus belle après chaque
traitement. En Colombie britannique, la mortalité des Saumons atteignit
presque 100 % dans les mêmes conditions.
En Afrique
92
, un cas similaire est cité par Blanc (1958) dans la région
du Burkina. De larges superficies ont été traitées au lindane pour lutter
contre l’onchocercose
93
, très grave maladie, du groupe des filarioses, qui
entraîne la cécité par formation de kystes et de lésions oculaires. Cette
affection est transmise par des Simulies, petits Diptères dont les larves
aquatiques vivent fixées sur les plantes immergées dans les cours d’eau
rapides ; aucun moyen préventif n’existe pour protéger les populations et la
thérapeutique actuelle ne donne que des résultats très médiocres. Le seul
moyen de lutte consistant donc en une éradication des agents vecteurs, les
Simulies, des campagnes de désinsectisation à grande échelle ont été
effectuées à partir de 1955, comprenant plusieurs traitements à intervalles
réguliers. Ces actions, couronnées d’un succès très relatif sur le plan
entomologique, ont entraîné des pertes importantes parmi les Poissons, une
forte mortalité étant observée tout de suite après l’aspersion. On a donc
