Il est également possible de classer les insecticides suivant leur mode
d’action. On distingue ainsi des insecticides de contact, qui pénètrent à
travers la cuticule chitineuse de l’Insecte
90
(le DDT se comporte
véritablement comme si la cuticule n’existait pas pour lui tant il la pénètre
facilement) ; les insecticides d’ingestion, qui pénètrent dans le milieu
interne par voie digestive ; et les insecticides d’inhalation, pénétrant par
voie respiratoire. Notons toutefois que les insecticides agissent le plus
souvent d’une manière multiple ; c’est ainsi que l’HCH et l’aldrine agissent
par contact, ingestion et inhalation ; la dieldrine et le toxaphène surtout par
voie cutanée et digestive.
Le mécanisme d’action vis-à-vis des insectes est lui aussi varié ; ces
corps agissent sur le métabolisme (paralysie des mécanismes respiratoires,
influence sur la musculature) et surtout sur le système nerveux, avec une
vitesse variable suivant les types d’Insectes, puisqu’ils agissent au niveau
des mécanismes physiologiques les plus intimes. Ils se comportent
également comme des poisons vis-à-vis des animaux supérieurs. Le DDT
est en particulier très toxique pour les Vertébrés à sang froid, moins pour les
Vertébrés homéothermes. Certains dérivés phosphorés sont des poisons
violents
91
et la dieldrine et surtout l’endrine sont elles aussi très toxiques.
Certains d’entre eux sont aussi plus ou moins phytotoxiques. La toxicité de
ces diverses substances chimiques varie cependant très largement en
pratique suivant les modalités de l’emploi et les conditions du milieu.
Aux insecticides organochlorés il convient maintenant aussi d’ajouter
certains polluants, et notamment les biphényles polychlorés, les PCB des
auteurs anglais. Ces produits, utilisés dans l’industrie (plastifiants) ou
dispersés lors de la combustion des matières plastiques, ont en effet une
structure chimique très semblable et une action nocive du même type que
les insecticides.
2. L’abus des insecticides et ses méfaits
Les insecticides sont donc un moyen de destruction extrêmement
puissant entre les mains de l’homme, qui dispose maintenant d’une arme
chimique susceptible de dévaster la nature sauvage ou transformée. Il faut
d’action. On distingue ainsi des insecticides de contact, qui pénètrent à
travers la cuticule chitineuse de l’Insecte
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(le DDT se comporte
véritablement comme si la cuticule n’existait pas pour lui tant il la pénètre
facilement) ; les insecticides d’ingestion, qui pénètrent dans le milieu
interne par voie digestive ; et les insecticides d’inhalation, pénétrant par
voie respiratoire. Notons toutefois que les insecticides agissent le plus
souvent d’une manière multiple ; c’est ainsi que l’HCH et l’aldrine agissent
par contact, ingestion et inhalation ; la dieldrine et le toxaphène surtout par
voie cutanée et digestive.
Le mécanisme d’action vis-à-vis des insectes est lui aussi varié ; ces
corps agissent sur le métabolisme (paralysie des mécanismes respiratoires,
influence sur la musculature) et surtout sur le système nerveux, avec une
vitesse variable suivant les types d’Insectes, puisqu’ils agissent au niveau
des mécanismes physiologiques les plus intimes. Ils se comportent
également comme des poisons vis-à-vis des animaux supérieurs. Le DDT
est en particulier très toxique pour les Vertébrés à sang froid, moins pour les
Vertébrés homéothermes. Certains dérivés phosphorés sont des poisons
violents
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et la dieldrine et surtout l’endrine sont elles aussi très toxiques.
Certains d’entre eux sont aussi plus ou moins phytotoxiques. La toxicité de
ces diverses substances chimiques varie cependant très largement en
pratique suivant les modalités de l’emploi et les conditions du milieu.
Aux insecticides organochlorés il convient maintenant aussi d’ajouter
certains polluants, et notamment les biphényles polychlorés, les PCB des
auteurs anglais. Ces produits, utilisés dans l’industrie (plastifiants) ou
dispersés lors de la combustion des matières plastiques, ont en effet une
structure chimique très semblable et une action nocive du même type que
les insecticides.
2. L’abus des insecticides et ses méfaits
Les insecticides sont donc un moyen de destruction extrêmement
puissant entre les mains de l’homme, qui dispose maintenant d’une arme
chimique susceptible de dévaster la nature sauvage ou transformée. Il faut
