L’humanité doit sans aucun doute énormément aux pesticides,
notamment aux insecticides. Ces substances ont permis d’obtenir le
contrôle de dangereux parasites des cultures, de diminuer leurs dommages
dans des proportions importantes sous toutes les latitudes, résultat
particulièrement important si l’on prend en considération la pénurie
alimentaire dont souffre le monde à l’époque actuelle. De plus ils ont
permis d’éliminer ou de limiter considérablement certaines maladies,
notamment la malaria
85
. Plusieurs prix Nobel ont été décernés aux chimistes
qui ont découvert et mis au point ces substances ; cet honneur est
amplement mérité.
L’emploi de pesticides de synthèse peut donc, à certains points de vue,
être considéré comme un progrès dans la défense de l’humanité et de ses
moyens de subsistance. Le principe même de cette lutte reste valable.
L’usage de ces substances a cependant donné lieu à des abus déplorables.
L’homme, tout fier de ses découvertes et de sa technique, a cru qu’il pouvait
répandre ces produits à profusion dans la nature et éliminer ainsi sans
risques et d’une manière définitive tous les déprédateurs. Il s’agit cependant
de poisons violents
86
, susceptibles de provoquer des ruptures d’équilibre
graves en éliminant d’une manière aveugle tous les animaux. Les
insecticides connus actuellement ne sont pas sélectifs dans leur quasitotalité et tuent d’une manière à peu près égale tous les Insectes, les utiles et
les indifférents comme les nuisibles. De plus leur action déborde largement
en dehors de la classe des Insectes, car pour la plupart ils sont
préjudiciables aux autres animaux, en particulier aux Vertébrés à sang froid,
aux mammifères et aux oiseaux. Ils sont également toxiques pour l’homme
et si les cas d’accidents mortels sont peu nombreux
87
, nous ne sommes pas
renseignés quant à leur éventuelle action pathogène à longue échéance.
Les répercussions de ces substances toxiques se font sentir dans la
nature prise dans son ensemble, du sol à l’homme. En fait l’abus des
pesticides conduit à un empoisonnement véritable des biocénoses naturelles
ou artificielles, dont on commence à mesurer les conséquences.
De nombreuses polémiques et discussions ont eu et ont encore comme
thème cet épineux problème, bien en dehors des cercles scientifiques et
techniques où elles auraient dû se confiner. Un livre célèbre dû à une
biologiste de talent, Rachel Carson, a ébranlé l’opinion publique mondiale
en attirant l’attention sur l’intoxication de la planète. La grande presse s’est
notamment aux insecticides. Ces substances ont permis d’obtenir le
contrôle de dangereux parasites des cultures, de diminuer leurs dommages
dans des proportions importantes sous toutes les latitudes, résultat
particulièrement important si l’on prend en considération la pénurie
alimentaire dont souffre le monde à l’époque actuelle. De plus ils ont
permis d’éliminer ou de limiter considérablement certaines maladies,
notamment la malaria
85
. Plusieurs prix Nobel ont été décernés aux chimistes
qui ont découvert et mis au point ces substances ; cet honneur est
amplement mérité.
L’emploi de pesticides de synthèse peut donc, à certains points de vue,
être considéré comme un progrès dans la défense de l’humanité et de ses
moyens de subsistance. Le principe même de cette lutte reste valable.
L’usage de ces substances a cependant donné lieu à des abus déplorables.
L’homme, tout fier de ses découvertes et de sa technique, a cru qu’il pouvait
répandre ces produits à profusion dans la nature et éliminer ainsi sans
risques et d’une manière définitive tous les déprédateurs. Il s’agit cependant
de poisons violents
86
, susceptibles de provoquer des ruptures d’équilibre
graves en éliminant d’une manière aveugle tous les animaux. Les
insecticides connus actuellement ne sont pas sélectifs dans leur quasitotalité et tuent d’une manière à peu près égale tous les Insectes, les utiles et
les indifférents comme les nuisibles. De plus leur action déborde largement
en dehors de la classe des Insectes, car pour la plupart ils sont
préjudiciables aux autres animaux, en particulier aux Vertébrés à sang froid,
aux mammifères et aux oiseaux. Ils sont également toxiques pour l’homme
et si les cas d’accidents mortels sont peu nombreux
87
, nous ne sommes pas
renseignés quant à leur éventuelle action pathogène à longue échéance.
Les répercussions de ces substances toxiques se font sentir dans la
nature prise dans son ensemble, du sol à l’homme. En fait l’abus des
pesticides conduit à un empoisonnement véritable des biocénoses naturelles
ou artificielles, dont on commence à mesurer les conséquences.
De nombreuses polémiques et discussions ont eu et ont encore comme
thème cet épineux problème, bien en dehors des cercles scientifiques et
techniques où elles auraient dû se confiner. Un livre célèbre dû à une
biologiste de talent, Rachel Carson, a ébranlé l’opinion publique mondiale
en attirant l’attention sur l’intoxication de la planète. La grande presse s’est
