marche des processus dont il n’est plus le maître. Ces préoccupations, qui
concernent en fait le devenir de l’homme envisagé sous tous ses aspects,
s’appliquent particulièrement aux questions qui nous retiennent ici : les
problèmes de la conservation de la nature, au sens le plus large du terme,
sont intimement liés à beaucoup d’autres avec lesquels ils forment un tout
et dont l’analyse permet de juger de la gravité du déséquilibre planétaire et
de l’instabilité régnant à l’époque actuelle.
En fait, en dépit de tous les progrès de la technique et d’un
machinisme devenu envahissant, en dépit de la foi que professent la plupart
de nos contemporains en une civilisation mécanique, l’homme continue de
dépendre étroitement des ressources renouvelables et avant tout de la
productivité primaire, la photosynthèse en représentant le stade premier. Ce
fait fondamental lie l’homme d’une manière très étroite à l’ensemble du
monde vivant, dont il ne forme qu’un élément. Pièce maîtresse sans doute
(nous ne raisonnons ici que sur le plan matériel en faisant abstraction du
côté spirituel si particulier de l’humanité), mais néanmoins simple rouage
d’un ensemble complexe où s’articule un grand nombre de composants. Audelà des individus s’agrégeant en populations, au-delà des espèces formant
le règne animal et le règne végétal, existe une entité beaucoup plus vaste,
véritable organisme constituant la biosphère de la planète tout entière.
L’écologie – science qui étudie les rapports des êtres vivants entre eux et
avec le milieu physique dans lequel ils évoluent – nous apprend que les
communautés biologiques
2
ont une vie propre et qu’elles fonctionnent
comme des entités définies, régies par des lois qui déterminent leur
évolution. C’est en leur sein qu’est fixée l’énergie venue du soleil et que
s’opère sa conversion en passant par une série de paliers, le long de chaînes
aux maillons multiples. L’unité fonctionnelle du monde vivant ne peut être
mise en doute à l’heure actuelle. Ces vastes communautés, formant une
mince pellicule à la surface de la terre, sont régies par des lois strictes, aussi
rigoureuses que les lois physiologiques réglant le jeu des divers organes
dont se compose un individu.
Ces principes ne sont encore connus que pour une faible part, car les
lois écologiques sont innombrables, complexes, et varient en fonction de
données multiples que l’on ne peut dissocier facilement pour les soumettre
concernent en fait le devenir de l’homme envisagé sous tous ses aspects,
s’appliquent particulièrement aux questions qui nous retiennent ici : les
problèmes de la conservation de la nature, au sens le plus large du terme,
sont intimement liés à beaucoup d’autres avec lesquels ils forment un tout
et dont l’analyse permet de juger de la gravité du déséquilibre planétaire et
de l’instabilité régnant à l’époque actuelle.
En fait, en dépit de tous les progrès de la technique et d’un
machinisme devenu envahissant, en dépit de la foi que professent la plupart
de nos contemporains en une civilisation mécanique, l’homme continue de
dépendre étroitement des ressources renouvelables et avant tout de la
productivité primaire, la photosynthèse en représentant le stade premier. Ce
fait fondamental lie l’homme d’une manière très étroite à l’ensemble du
monde vivant, dont il ne forme qu’un élément. Pièce maîtresse sans doute
(nous ne raisonnons ici que sur le plan matériel en faisant abstraction du
côté spirituel si particulier de l’humanité), mais néanmoins simple rouage
d’un ensemble complexe où s’articule un grand nombre de composants. Audelà des individus s’agrégeant en populations, au-delà des espèces formant
le règne animal et le règne végétal, existe une entité beaucoup plus vaste,
véritable organisme constituant la biosphère de la planète tout entière.
L’écologie – science qui étudie les rapports des êtres vivants entre eux et
avec le milieu physique dans lequel ils évoluent – nous apprend que les
communautés biologiques
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ont une vie propre et qu’elles fonctionnent
comme des entités définies, régies par des lois qui déterminent leur
évolution. C’est en leur sein qu’est fixée l’énergie venue du soleil et que
s’opère sa conversion en passant par une série de paliers, le long de chaînes
aux maillons multiples. L’unité fonctionnelle du monde vivant ne peut être
mise en doute à l’heure actuelle. Ces vastes communautés, formant une
mince pellicule à la surface de la terre, sont régies par des lois strictes, aussi
rigoureuses que les lois physiologiques réglant le jeu des divers organes
dont se compose un individu.
Ces principes ne sont encore connus que pour une faible part, car les
lois écologiques sont innombrables, complexes, et varient en fonction de
données multiples que l’on ne peut dissocier facilement pour les soumettre
