leur transformation faite généralement au prix d’investissements
considérables.
On dispose maintenant de bases solides pour affirmer que dans un
certain nombre de cas, la transformation brutale des habitats naturels
comporte autant d’erreurs sur le plan économique que sur le plan
scientifique. Une étroite collaboration entre les économistes, les ingénieurs
et les biologistes est de ce fait à préconiser. Aucun projet de drainage ne
devrait être effectué sans enquête préalable où les naturalistes ont un rôle
important, en vue d’arriver à une planification où la conservation à l’état
naturel de certaines zones aurait sa place.
Comme en tout ce qui touche la conservation de la nature, un équilibre
doit intervenir entre les différents intérêts. Il est incontestable que le
drainage de certaines zones marécageuses se justifie par des raisons
économiques. La mise en culture de zones inondées peut être d’un excellent
rapport agricole et les exigences de la santé publique, en particulier la lutte
contre la malaria, imposent parfois l’assèchement de districts où prolifèrent
les Moustiques.
Mais il serait tout aussi faux de proclamer que le seul avenir des
marécages est un assèchement systématique que l’on considère encore
maintenant comme un titre de gloire pour ceux qui l’ont entrepris.
Dans beaucoup de cas, de solides arguments plaident en faveur du
maintien des conditions naturelles et de la préservation d’une série
d’habitats aquatiques.
Arguments scientifiques
Il n’est guère besoin de s’étendre sur les arguments de cet ordre. Les
communautés animales et végétales établies dans les zones humides doivent
en effet être conservées dans leur intégrité si l’on veut préserver les espèces
qui les constituent. De longues listes de végétaux et d’animaux de petite
taille pourraient être établies, tous menacés de raréfaction voire de
disparition, si les habitats qui leur sont indispensables étaient condamnés à
disparaître. Même de nombreux Vertébrés sont dans ce cas, chaque espèce
étant étroitement spécialisée et occupant une niche écologique particulière
dont la suppression entraîne celle de l’animal qui lui est inféodé.
considérables.
On dispose maintenant de bases solides pour affirmer que dans un
certain nombre de cas, la transformation brutale des habitats naturels
comporte autant d’erreurs sur le plan économique que sur le plan
scientifique. Une étroite collaboration entre les économistes, les ingénieurs
et les biologistes est de ce fait à préconiser. Aucun projet de drainage ne
devrait être effectué sans enquête préalable où les naturalistes ont un rôle
important, en vue d’arriver à une planification où la conservation à l’état
naturel de certaines zones aurait sa place.
Comme en tout ce qui touche la conservation de la nature, un équilibre
doit intervenir entre les différents intérêts. Il est incontestable que le
drainage de certaines zones marécageuses se justifie par des raisons
économiques. La mise en culture de zones inondées peut être d’un excellent
rapport agricole et les exigences de la santé publique, en particulier la lutte
contre la malaria, imposent parfois l’assèchement de districts où prolifèrent
les Moustiques.
Mais il serait tout aussi faux de proclamer que le seul avenir des
marécages est un assèchement systématique que l’on considère encore
maintenant comme un titre de gloire pour ceux qui l’ont entrepris.
Dans beaucoup de cas, de solides arguments plaident en faveur du
maintien des conditions naturelles et de la préservation d’une série
d’habitats aquatiques.
Arguments scientifiques
Il n’est guère besoin de s’étendre sur les arguments de cet ordre. Les
communautés animales et végétales établies dans les zones humides doivent
en effet être conservées dans leur intégrité si l’on veut préserver les espèces
qui les constituent. De longues listes de végétaux et d’animaux de petite
taille pourraient être établies, tous menacés de raréfaction voire de
disparition, si les habitats qui leur sont indispensables étaient condamnés à
disparaître. Même de nombreux Vertébrés sont dans ce cas, chaque espèce
étant étroitement spécialisée et occupant une niche écologique particulière
dont la suppression entraîne celle de l’animal qui lui est inféodé.
