inquiétantes dans les terres érodées). Il en est de même de certains sels
minéraux (potassium et calcium) et des oligoéléments.
D’autres enfin sont biologiques et tendent à rétablir une situation se
rapprochant d’un équilibre naturel. Il est d’ailleurs à constater qu’elles
prennent le pas sur toutes les autres à l’heure actuelle. La monoculture
stricte appartient déjà au passé et partout tend à disparaître au profit d’une
économie agricole mixte. La pratique de l’assolement est reprise par les
agriculteurs modernes, notamment aux États-Unis où la culture en bandes
alternantes (strip cropping) est pratiquée sur une large échelle, faisant
alterner la culture de céréales et celle de plantes assurant une bonne
protection du sol, en particulier la remise en herbage, selon une rotation
régulière. Il est à ce point de vue plaisant que les technocrates de
l’agriculture aient ainsi redécouvert des méthodes culturales qui ont fait leur
preuve il y a des siècles en Europe. D’autres plantes sont cultivées pour
protéger le sol contre l’action des rayons du soleil et du dessèchement si
intense sur le sol nu.
La lutte contre l’érosion éolienne est également entreprise en
s’arrangeant pour que le sol soit dans la mesure du possible toujours
recouvert d’une couche de débris végétaux (paillage, mulching, culture de
plantes de couverture constituées de Graminées pouvant se maintenir en
saison sèche).
Le maintien de haies, de rangées d’arbres disposées en brise-vent et de
talus fait également partie de la défense des sols. Les expériences de
remembrement nécessaire dans certains pays européens du fait du
morcellement des parcelles, mais poussé à l’extrême et sans études
agronomiques et écologiques approfondies, se sont souvent soldées par des
échecs. La destruction des haies a abandonné les terres à l’érosion éolienne
et à un dessèchement excessif. La suppression des talus entraîne une
érosion hydraulique accélérée et une perturbation de l’équilibre général des
eaux. Haies et boqueteaux sont par ailleurs favorables à la conservation des
animaux, Insectes et Oiseaux entre autres, parmi lesquels beaucoup sont
« utiles » à l’agriculture. Dans le bocage, les pullulations de Rongeurs
déprédateurs sont inconnues, alors qu’elles sont fréquentes dans les zones
transformées. Le maintien de la diversité du paysage rural ne se justifie pas
seulement par des raisons esthétiques, mais aussi par la recherche du
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