Les différences dans la vitesse d’érosion entre les terres cultivées selon
les méthodes traditionnelles africaines et les procédés industriels modernes
apparaissent nettement dans un exemple décrit par Fournier (Contribution à
l’étude de la conservation du sol en AOF ; non publié) et concernant la
culture de l’Arachide en Moyenne Casamance (à Séfa, près de Sédhiou).
Deux champs expérimentaux identiques ont été aménagés, l’un cultivé
selon les procédés indigènes, l’autre aménagé en vue de la culture
mécanisée : défrichement mécanique de la forêt, extirpation des grosses
souches, rootcuttage systématique (passage d’une lame droite à 20 cm de
profondeur), ratissage. Après un assolement de 4 ans, l’érosion dans les
deux parcelles était la suivante :
(I = jachère en culture indigène ; II = riz en culture mécanisée)
On constate que le ruissellement est nettement supérieur dans la
parcelle cultivée mécaniquement (diminution de la perméabilité, obturation
de la porosité), et surtout que la perte en sol est beaucoup plus importante
pour la culture industrielle. L’érosion moyenne annuelle pour l’ensemble de
l’assolement a en effet enlevé 772 t par km 2 dans la parcelle cultivée selon
les procédés indigènes ; et 1 623 t pour la culture mécanisée. Cela
s’explique par les effets du défrichement qui provoque une diminution de la
cohésion du sol et une dégradation de sa structure, et par l’action des
travaux mécaniques qui chaque année mettent le sol en état de moindre
résistance. La culture qui « remue » moins le sol provoque bien entendu une
perte en terre plus faible. Sans doute observe-t-on un meilleur rendement de
la culture mécanisée (1 840 kg/ha d’Arachides contre 970 kg/ha) ; mais il
n’est pas sûr que cette augmentation de la production se justifie à la longue,
sachant qu’elle entraîne une érosion accélérée des sols, au détriment de la
pérennité de leur productivité.
les méthodes traditionnelles africaines et les procédés industriels modernes
apparaissent nettement dans un exemple décrit par Fournier (Contribution à
l’étude de la conservation du sol en AOF ; non publié) et concernant la
culture de l’Arachide en Moyenne Casamance (à Séfa, près de Sédhiou).
Deux champs expérimentaux identiques ont été aménagés, l’un cultivé
selon les procédés indigènes, l’autre aménagé en vue de la culture
mécanisée : défrichement mécanique de la forêt, extirpation des grosses
souches, rootcuttage systématique (passage d’une lame droite à 20 cm de
profondeur), ratissage. Après un assolement de 4 ans, l’érosion dans les
deux parcelles était la suivante :
(I = jachère en culture indigène ; II = riz en culture mécanisée)
On constate que le ruissellement est nettement supérieur dans la
parcelle cultivée mécaniquement (diminution de la perméabilité, obturation
de la porosité), et surtout que la perte en sol est beaucoup plus importante
pour la culture industrielle. L’érosion moyenne annuelle pour l’ensemble de
l’assolement a en effet enlevé 772 t par km 2 dans la parcelle cultivée selon
les procédés indigènes ; et 1 623 t pour la culture mécanisée. Cela
s’explique par les effets du défrichement qui provoque une diminution de la
cohésion du sol et une dégradation de sa structure, et par l’action des
travaux mécaniques qui chaque année mettent le sol en état de moindre
résistance. La culture qui « remue » moins le sol provoque bien entendu une
perte en terre plus faible. Sans doute observe-t-on un meilleur rendement de
la culture mécanisée (1 840 kg/ha d’Arachides contre 970 kg/ha) ; mais il
n’est pas sûr que cette augmentation de la production se justifie à la longue,
sachant qu’elle entraîne une érosion accélérée des sols, au détriment de la
pérennité de leur productivité.
