arbustes –, le livrant à l’érosion pluviale et à une dessiccation accélérée.
Dans les plantations indigènes le sol est au contraire encombré des plantes
les plus diverses laissées sur place par l’exploitant sans doute par suite d’un
penchant au « laisser-aller », mais peut-être aussi par suite de la
connaissance instinctive d’une loi écologique élémentaire. Les colons ont
depuis reconnu leur erreur et les agronomes ont établi une longue liste de
plantes de couverture, qui avec celles faisant l’objet de l’exploitation
reconstituent un semblant de système naturel.
Nous ne pouvons faire ici le procès complet des méthodes culturales
utilisées par les planteurs établis sur les terres chaudes, après leur
colonisation soit par des émigrants venus d’Europe (par exemple en
Afrique) soit par des nationaux (par exemple en Amérique du Sud).
D’autant plus que la situation est incroyablement complexe, les données du
problème variant à l’infini suivant la nature du milieu. Certaines de ces
colonisations furent de complets succès sur le plan agronomique, parmi
lesquelles il faut signaler les grandes fermes des régions élevées de l’Est
africain. Dans les « White Highlands » du Kenya, les colons britanniques,
en bénéficiant d’un climat très favorable en raison de l’altitude, ont établi
des cultures prospères, qui assurent une bonne partie des revenus de ce pays
(85 % des exportations agricoles, surtout du Café, du Thé et du Sisal). Ils
ont certes profondément transformé les habitats naturels, cette partie de
l’Afrique ressemblant maintenant à l’Europe ; mais ils en ont fait des terres
stables à haute productivité et aucun « protecteur de la nature » ne peut faire
des objections sérieuses à ces transformations de la nature sauvage. Cela
s’applique à d’autres parties de la zone intertropicale.
Mais ailleurs l’irruption des hommes de civilisation occidentale a été
extrêmement nuisible. Refoulant parfois les autochtones et les convertissant
en ouvriers agricoles
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, ou s’installant à côté d’eux en transformant les zones
demeurées vierges ou peu modifiées, les planteurs exploitèrent
industriellement les terres, en vue d’un profit immédiat. Cette exploitation
au jour le jour n’a pas encore cessé ; l’extension des cultures du type
industriel continue souvent à se faire de la manière la plus irraisonnée.
Souvent, derrière les déclarations généreuses se cachent encore des intérêts
sordides, et le désir de s’approprier des terres et de les exploiter sans souci
du lendemain.
Dans les plantations indigènes le sol est au contraire encombré des plantes
les plus diverses laissées sur place par l’exploitant sans doute par suite d’un
penchant au « laisser-aller », mais peut-être aussi par suite de la
connaissance instinctive d’une loi écologique élémentaire. Les colons ont
depuis reconnu leur erreur et les agronomes ont établi une longue liste de
plantes de couverture, qui avec celles faisant l’objet de l’exploitation
reconstituent un semblant de système naturel.
Nous ne pouvons faire ici le procès complet des méthodes culturales
utilisées par les planteurs établis sur les terres chaudes, après leur
colonisation soit par des émigrants venus d’Europe (par exemple en
Afrique) soit par des nationaux (par exemple en Amérique du Sud).
D’autant plus que la situation est incroyablement complexe, les données du
problème variant à l’infini suivant la nature du milieu. Certaines de ces
colonisations furent de complets succès sur le plan agronomique, parmi
lesquelles il faut signaler les grandes fermes des régions élevées de l’Est
africain. Dans les « White Highlands » du Kenya, les colons britanniques,
en bénéficiant d’un climat très favorable en raison de l’altitude, ont établi
des cultures prospères, qui assurent une bonne partie des revenus de ce pays
(85 % des exportations agricoles, surtout du Café, du Thé et du Sisal). Ils
ont certes profondément transformé les habitats naturels, cette partie de
l’Afrique ressemblant maintenant à l’Europe ; mais ils en ont fait des terres
stables à haute productivité et aucun « protecteur de la nature » ne peut faire
des objections sérieuses à ces transformations de la nature sauvage. Cela
s’applique à d’autres parties de la zone intertropicale.
Mais ailleurs l’irruption des hommes de civilisation occidentale a été
extrêmement nuisible. Refoulant parfois les autochtones et les convertissant
en ouvriers agricoles
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, ou s’installant à côté d’eux en transformant les zones
demeurées vierges ou peu modifiées, les planteurs exploitèrent
industriellement les terres, en vue d’un profit immédiat. Cette exploitation
au jour le jour n’a pas encore cessé ; l’extension des cultures du type
industriel continue souvent à se faire de la manière la plus irraisonnée.
Souvent, derrière les déclarations généreuses se cachent encore des intérêts
sordides, et le désir de s’approprier des terres et de les exploiter sans souci
du lendemain.
