Certaines d’entre elles s’étendant sur 450 000 km 2 ont transporté plus de
2 000 millions de tonnes de sol. Le vent enlevait jusqu’à 25 cm de sol
superficiel. La poussière, en venant s’abattre sur d’autres régions, y
provoquait de nouveaux dégâts, en recouvrant la terre arable, les routes et
les habitations
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. Ces événements constituèrent une des plus grandes
catastrophes économiques dont l’origine n’est à chercher que dans l’action
de l’homme en opposition avec les lois naturelles les plus élémentaires. Des
millions d’hectares furent ainsi ruinés, et les fermiers eurent à faire face à
de graves problèmes de réemploi, d’autant plus difficiles à résoudre que les
États-Unis traversaient alors une grave crise économique.
Devant cette menace, le gouvernement créa le service de Conservation
des sols
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, un modèle du genre, qui se mit à l’œuvre en remettant les districts
ravagés en herbages et en commençant une lente restauration des sols,
favorisée par un retour des pluies à partir de 1940. Pendant la Seconde
Guerre mondiale, une demande accrue en produits agricoles et la montée
corrélative des prix firent que ces terres fragiles furent à nouveau mises en
culture. En 1950 commença une nouvelle période aride et la catastrophe se
renouvela, sans avoir toutefois les mêmes conséquences économiques. Les
dégâts, d’abord moins importants, furent ensuite aggravés par des pluies
diluviennes survenant à partir de 1957, immédiatement après la sécheresse,
charriant des torrents de boue et laissant la roche à nu sur de larges surfaces,
en enlevant tout espoir de régénération des sols. Il est à souhaiter que les
fermiers comprennent cette fois la terrible leçon et ne ravagent plus leurs
terres par une surexploitation néfaste, et avant tout par la monoculture. Cela
ne semble cependant pas être le cas, car en 1965, le Dust Bowl était à
nouveau desséché après deux années de pluies déficientes ; 110 000 ha de
terres à Blé étaient ravagés rien qu’au Texas. Il faut cependant remarquer
que depuis cette époque une sage gestion des terres a permis de restaurer
une bonne partie des zones livrées à l’érosion éolienne. La construction de
nombreux barrages, notamment dans l’Oklahoma, a régularisé la rivière
Arkansas par un système d’écluses et de réservoirs, de manière à rendre ce
cours d’eau accessible à la navigation maritime et à accroître le potentiel
économique de ces districts. Ces mesures ont d’ores et déjà permis de
stabiliser le milieu en redonnant des ressources à des populations longtemps
ruinées par de graves erreurs écologiques.
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