Fig. 37. Extension de l’érosion aux États-Unis. La carte ne mentionne que
les zones les plus sévèrement dégradées ; en fait une bien plus grande
superficie du territoire présente des signes de dégradation, sauf dans la
partie la plus orientale. Remarquer l’énorme étendue où sévit l’érosion
éolienne aux confins du Kansas, du Texas et de l’Oklahoma, formant le
Dust Bowl si tristement célèbre pour les tempêtes qui en ont emporté le sol.
D’après Bennett, 1939, simplifié.
En 1931, au moment de la fameuse dépression économique
américaine, survint une terrible sécheresse qui se prolongea les années
suivantes. Le sol desséché, complètement dégradé, privé de toute protection
végétale, se convertit en une poussière impalpable que le vent emporta dans
ses tornades. Le 12 mai 1934 notamment restera un jour de deuil dans les
annales de l’utilisation des terres, car les grandes plaines furent le théâtre
d’un cataclysme sans précédent dans l’histoire américaine. Des vents
arrachèrent en effet avec une particulière violence les terres réduites en
poussière d’une vaste zone s’étendant sur le Kansas, le Texas, l’Oklahoma
et la partie orientale du Colorado, et les entraînèrent vers l’est en nuages
noirs, leur faisant traverser les deux tiers du continent américain. Une partie
s’abattit sur l’est des États-Unis, venant obscurcir le ciel de Washington et
de New York ; une autre fut emportée vers l’Atlantique. La région d’où
cette terre avait été enlevée, appelée dès lors le Dust Bowl, fut le siège
d’une érosion éolienne dont les méfaits se répétèrent à maintes reprises au
cours de cette période. Les tornades chargées de poussières couvraient
couramment des distances de l’ordre de 1 000 km, sur un front de 500 km,
et transportaient les particules arrachées jusqu’à 3 000 m d’altitude.
les zones les plus sévèrement dégradées ; en fait une bien plus grande
superficie du territoire présente des signes de dégradation, sauf dans la
partie la plus orientale. Remarquer l’énorme étendue où sévit l’érosion
éolienne aux confins du Kansas, du Texas et de l’Oklahoma, formant le
Dust Bowl si tristement célèbre pour les tempêtes qui en ont emporté le sol.
D’après Bennett, 1939, simplifié.
En 1931, au moment de la fameuse dépression économique
américaine, survint une terrible sécheresse qui se prolongea les années
suivantes. Le sol desséché, complètement dégradé, privé de toute protection
végétale, se convertit en une poussière impalpable que le vent emporta dans
ses tornades. Le 12 mai 1934 notamment restera un jour de deuil dans les
annales de l’utilisation des terres, car les grandes plaines furent le théâtre
d’un cataclysme sans précédent dans l’histoire américaine. Des vents
arrachèrent en effet avec une particulière violence les terres réduites en
poussière d’une vaste zone s’étendant sur le Kansas, le Texas, l’Oklahoma
et la partie orientale du Colorado, et les entraînèrent vers l’est en nuages
noirs, leur faisant traverser les deux tiers du continent américain. Une partie
s’abattit sur l’est des États-Unis, venant obscurcir le ciel de Washington et
de New York ; une autre fut emportée vers l’Atlantique. La région d’où
cette terre avait été enlevée, appelée dès lors le Dust Bowl, fut le siège
d’une érosion éolienne dont les méfaits se répétèrent à maintes reprises au
cours de cette période. Les tornades chargées de poussières couvraient
couramment des distances de l’ordre de 1 000 km, sur un front de 500 km,
et transportaient les particules arrachées jusqu’à 3 000 m d’altitude.
