protection aussi efficace qu’un système plus complexe, a fortiori qu’une
association végétale naturelle. Aucun amendement ou fertilisant ne fut
employé au début, et même encore actuellement souvent seuls des engrais
chimiques sont répandus (les engrais naturels ne sont pas toujours
disponibles dans les régions livrées à la monoculture, d’où les animaux
domestiques ont presque disparu). Or si les engrais chimiques restituent au
sol les éléments minéraux mobilisés par les plantes cultivées, ils ne lui
donnent pas les substances organiques dont il a besoin pour conserver sa
structure, de la sorte irrémédiablement brisée (fig. 37).
La richesse des terrains steppiques fit croire à l’homme que celle-ci
était inépuisable. En réalité ces déplorables pratiques aboutirent à la ruine
de régions pourtant à nette vocation agricole.
L’exemple le plus classique de cette dégradation des sols menant à de
graves problèmes économiques et sociaux se rencontre dans les grandes
plaines des États-Unis, ouvertes à une exploitation irraisonnée à partir de la
seconde moitié du XIX e siècle, quand arrivèrent les colons venus de la zone
forestière de l’est du continent nord-américain (ce fut, rappelons-le,
l’époque de la destruction systématique des troupeaux de Bisons).
On extirpa donc le couvert végétal naturel, surtout graminéen, pour le
remplacer par des champs de céréales et de Maïs, dont le pouvoir protecteur
vis-à-vis du sol est très réduit. La mise en culture commença aux environs
de 1880 et fut favorisée par une période de pluies abondantes. Mais à partir
de 1890 débuta une période de sécheresses prolongées, comme cette région
au climat irrégulier en connaît fréquemment. Beaucoup de fermiers
quittèrent la région. Au début de ce siècle, les cultures reprirent, en
bénéficiant à nouveau d’une plus grande abondance de précipitations. Avec
des vicissitudes très diverses, l’exploitation agricole prit de l’extension,
notamment pendant la Première Guerre mondiale et au cours des années
suivant les hostilités, en raison de la pénurie de denrées alimentaires.
association végétale naturelle. Aucun amendement ou fertilisant ne fut
employé au début, et même encore actuellement souvent seuls des engrais
chimiques sont répandus (les engrais naturels ne sont pas toujours
disponibles dans les régions livrées à la monoculture, d’où les animaux
domestiques ont presque disparu). Or si les engrais chimiques restituent au
sol les éléments minéraux mobilisés par les plantes cultivées, ils ne lui
donnent pas les substances organiques dont il a besoin pour conserver sa
structure, de la sorte irrémédiablement brisée (fig. 37).
La richesse des terrains steppiques fit croire à l’homme que celle-ci
était inépuisable. En réalité ces déplorables pratiques aboutirent à la ruine
de régions pourtant à nette vocation agricole.
L’exemple le plus classique de cette dégradation des sols menant à de
graves problèmes économiques et sociaux se rencontre dans les grandes
plaines des États-Unis, ouvertes à une exploitation irraisonnée à partir de la
seconde moitié du XIX e siècle, quand arrivèrent les colons venus de la zone
forestière de l’est du continent nord-américain (ce fut, rappelons-le,
l’époque de la destruction systématique des troupeaux de Bisons).
On extirpa donc le couvert végétal naturel, surtout graminéen, pour le
remplacer par des champs de céréales et de Maïs, dont le pouvoir protecteur
vis-à-vis du sol est très réduit. La mise en culture commença aux environs
de 1880 et fut favorisée par une période de pluies abondantes. Mais à partir
de 1890 débuta une période de sécheresses prolongées, comme cette région
au climat irrégulier en connaît fréquemment. Beaucoup de fermiers
quittèrent la région. Au début de ce siècle, les cultures reprirent, en
bénéficiant à nouveau d’une plus grande abondance de précipitations. Avec
des vicissitudes très diverses, l’exploitation agricole prit de l’extension,
notamment pendant la Première Guerre mondiale et au cours des années
suivant les hostilités, en raison de la pénurie de denrées alimentaires.
