animaux et de le proportionner à ce que les pâturages peuvent réellement
supporter. Une restauration des terres surpâturées est en cours dans
certaines régions. Il est à souhaiter que ces efforts réussissent, faute de quoi
une des plus belles richesses agricoles serait compromise d’une façon peutêtre irrémédiable.
Nous avons déjà remarqué que les Ongulés sauvages constituent de
bien meilleurs utilisateurs du couvert végétal que les animaux domestiques
importés par l’homme. La charge en mammifères herbivores sauvages est
en général plus forte que celle en bétail, sans que les terres présentent de
signes d’érosion. Ces constatations ont donné l’idée d’utiliser le grand
gibier comme transformateur des ressources végétales en procédant à
l’aménagement de la faune et au game cropping. Ce sont là des points
importants, très récemment acquis, sur lesquels nous aurons l’occasion de
revenir, particulièrement dans le cas de l’Afrique. L’exploitation rationnelle
de la faune sauvage, mieux adaptée à son milieu que le bétail domestique,
peut constituer la solution à la mise en valeur des zones marginales, en
préservant la faune et les habitats, tout en assurant à l’homme un rendement
économique – et surtout les précieuses protéines animales qui font défaut
dans de nombreuses régions tropicales du globe.
6. Mauvaises pratiques agricoles
La terre n’était pas un capital, mais une occasion de
spéculer, non un trésor, mais une simple mine à épuiser.
C’était l’histoire d’une terre féconde, mal exploitée,
assassinée par négligence, ignorance ou cupidité.
Louis Bromfield
Pleasant Valley
La mise en culture, venant après le défrichement et le déboisement,
vient souvent achever la destruction des habitats. Les mauvaises pratiques
culturales, qui ont pour effet d’accélérer d’une manière catastrophique les
processus d’érosion, peuvent ainsi conduire à la ruine totale d’un pays.
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