Castille, est le résultat de leurs déprédations. Il en est de même des
Apennins, en Italie, de la péninsule balkanique et de l’Afrique du Nord,
ruinés et sévèrement érodés par suite des abus d’un pastoralisme de plus en
plus dévastateur et d’une surcharge chronique en animaux domestiques,
surtout en Chèvres.
Le surpâturage a pris plus récemment des proportions considérables
aux États-Unis. La colonisation de l’ouest du continent a ouvert les vastes
plaines arides à l’élevage ; on y observa un « rush » comparable à ceux que
détermina l’or en Californie et en Alaska. Le nombre de têtes de bétail a
augmenté rapidement, les éleveurs ayant surestimé les possibilités de pâture
de ces régions soumises à un climat extrême, principalement à des
sécheresses prolongées ; ces circonstances naturelles, qui ne sont pas à vrai
dire des calamités en raison de leur régularité, constituent bien entendu un
facteur limitant quant au nombre d’animaux que ces pâturages peuvent
supporter. Les éleveurs l’oublièrent. On estime qu’en 1850 il y avait
quelque 500 000 Moutons dans l’Ouest ; en 1890, leur nombre atteignait
20 millions. L’État de Wyoming comptait 309 000 Moutons en 1886, et plus
de 2,6 millions en 1900, le nombre de Bovins s’abaissant simultanément.
Au Montana, les Moutons passaient de 1 à 3,5 millions dans le même laps
de temps.
De ce fait l’ouest des États-Unis ne tarda pas à présenter de graves
signes d’érosion due au surpâturage. Quand les premiers colons s’y
établirent, la capacité-limite s’élevait dans l’ensemble à 112,5 millions
d’unités-moutons
54
; en 1930, elle n’était plus que de 54 millions d’unités,
mais le territoire nourrissait encore au moins 86,5 millions d’unités
d’herbivores domestiques, qui continuaient les ravages occasionnés depuis
moins d’une soixantaine d’années d’occupation. Sur quelque 295 millions
d’hectares de pâturages, environ 240 millions montraient des symptômes
d’érosion et seuls un peu plus de 38 millions se trouvaient dans un état
satisfaisant ; 55 % des pâturages avaient perdu plus de la moitié de leur
capacité. Les éleveurs de cette partie des États-Unis avaient agi avec une
grande légèreté, en oubliant que ces terres, en définitive pauvres, sont
fragiles et sujettes à toutes les formes d’érosion consécutives à cette
utilisation abusive des sols.
En Iran, d’après des statistiques récentes, il y aurait 27 millions de
Moutons, 12 millions de Chèvres et 5,24 millions de Bovins, soit en tout
Apennins, en Italie, de la péninsule balkanique et de l’Afrique du Nord,
ruinés et sévèrement érodés par suite des abus d’un pastoralisme de plus en
plus dévastateur et d’une surcharge chronique en animaux domestiques,
surtout en Chèvres.
Le surpâturage a pris plus récemment des proportions considérables
aux États-Unis. La colonisation de l’ouest du continent a ouvert les vastes
plaines arides à l’élevage ; on y observa un « rush » comparable à ceux que
détermina l’or en Californie et en Alaska. Le nombre de têtes de bétail a
augmenté rapidement, les éleveurs ayant surestimé les possibilités de pâture
de ces régions soumises à un climat extrême, principalement à des
sécheresses prolongées ; ces circonstances naturelles, qui ne sont pas à vrai
dire des calamités en raison de leur régularité, constituent bien entendu un
facteur limitant quant au nombre d’animaux que ces pâturages peuvent
supporter. Les éleveurs l’oublièrent. On estime qu’en 1850 il y avait
quelque 500 000 Moutons dans l’Ouest ; en 1890, leur nombre atteignait
20 millions. L’État de Wyoming comptait 309 000 Moutons en 1886, et plus
de 2,6 millions en 1900, le nombre de Bovins s’abaissant simultanément.
Au Montana, les Moutons passaient de 1 à 3,5 millions dans le même laps
de temps.
De ce fait l’ouest des États-Unis ne tarda pas à présenter de graves
signes d’érosion due au surpâturage. Quand les premiers colons s’y
établirent, la capacité-limite s’élevait dans l’ensemble à 112,5 millions
d’unités-moutons
54
; en 1930, elle n’était plus que de 54 millions d’unités,
mais le territoire nourrissait encore au moins 86,5 millions d’unités
d’herbivores domestiques, qui continuaient les ravages occasionnés depuis
moins d’une soixantaine d’années d’occupation. Sur quelque 295 millions
d’hectares de pâturages, environ 240 millions montraient des symptômes
d’érosion et seuls un peu plus de 38 millions se trouvaient dans un état
satisfaisant ; 55 % des pâturages avaient perdu plus de la moitié de leur
capacité. Les éleveurs de cette partie des États-Unis avaient agi avec une
grande légèreté, en oubliant que ces terres, en définitive pauvres, sont
fragiles et sujettes à toutes les formes d’érosion consécutives à cette
utilisation abusive des sols.
En Iran, d’après des statistiques récentes, il y aurait 27 millions de
Moutons, 12 millions de Chèvres et 5,24 millions de Bovins, soit en tout
