(Citellus), souvent encore aggravée par la destruction des prédateurs
capables d’en limiter le nombre
50
.
Les Insectes profitent également de la dégradation des pâturages,
principalement les Sauterelles auxquelles les terres couvertes d’un manteau
de courtes graminées et semées de larges plaques nues offrent des
conditions écologiques particulièrement favorables. C’est ce qui est observé
aux États-Unis, en Asie soviétique, en Australie et en Afrique du Sud où les
pullulations de Criquets sont en partie dues au surpâturage.
Ces multiples effets du surpâturage, résultant d’une manière générale
d’un grave déséquilibre entre la déprédation par les herbivores et la poussée
de la végétation, varient évidemment en fonction de multiples facteurs liés
aux caractéristiques physiques et biologiques du milieu. Ils dépendent
également de la nature des animaux domestiques qui font l’objet de
l’élevage. Les Bovins, les plus exigeants de tous, commettent
incontestablement les dégâts les moins graves. Il n’en est pas de même des
Chèvres, sur les méfaits desquelles un livre entier serait à écrire. Les
Caprins sont en effet à l’origine de la ruine d’une partie du globe, et en
premier lieu du Bassin méditerranéen
51
. Certes quelques agronomes leur
attribuent le mérite de lutter contre l’envahissement des pâturages par les
buissons (bush encroachment des auteurs anglo-saxons), considérés comme
les ennemis des pasteurs. Cette conception constitue cependant une fausse
approche du problème. Car la Chèvre, capable de résister à la sécheresse et
de rester plusieurs jours sans boire, donc de vivre dans les zones ayant un
équilibre très fragile, tond les pâturages jusqu’aux racines qu’elle arrache
bien mieux encore que le Mouton ; elle enlève ainsi à la prairie toute chance
de se régénérer, d’autant plus que, peu exigeante, elle est même capable de
grimper aux arbres pour en dévorer les rameaux quand le tapis graminéen a
disparu
52
.
Certains économistes ont loué ses mérites en insistant sur le fait que la
chèvre est capable de se sustenter dans des milieux où aucun autre animal
domestique ne peut subsister ; il s’agirait donc, selon eux, d’un merveilleux
allié permettant la survie dans des régions que l’homme serait forcé
d’évacuer sans ce transformateur des plus pauvres végétaux en substances
alimentaires assimilables.
En réalité une telle économie représente un cul-de-sac, étape ultime
d’une évolution comportant des stades beaucoup plus prospères. La chèvre
capables d’en limiter le nombre
50
.
Les Insectes profitent également de la dégradation des pâturages,
principalement les Sauterelles auxquelles les terres couvertes d’un manteau
de courtes graminées et semées de larges plaques nues offrent des
conditions écologiques particulièrement favorables. C’est ce qui est observé
aux États-Unis, en Asie soviétique, en Australie et en Afrique du Sud où les
pullulations de Criquets sont en partie dues au surpâturage.
Ces multiples effets du surpâturage, résultant d’une manière générale
d’un grave déséquilibre entre la déprédation par les herbivores et la poussée
de la végétation, varient évidemment en fonction de multiples facteurs liés
aux caractéristiques physiques et biologiques du milieu. Ils dépendent
également de la nature des animaux domestiques qui font l’objet de
l’élevage. Les Bovins, les plus exigeants de tous, commettent
incontestablement les dégâts les moins graves. Il n’en est pas de même des
Chèvres, sur les méfaits desquelles un livre entier serait à écrire. Les
Caprins sont en effet à l’origine de la ruine d’une partie du globe, et en
premier lieu du Bassin méditerranéen
51
. Certes quelques agronomes leur
attribuent le mérite de lutter contre l’envahissement des pâturages par les
buissons (bush encroachment des auteurs anglo-saxons), considérés comme
les ennemis des pasteurs. Cette conception constitue cependant une fausse
approche du problème. Car la Chèvre, capable de résister à la sécheresse et
de rester plusieurs jours sans boire, donc de vivre dans les zones ayant un
équilibre très fragile, tond les pâturages jusqu’aux racines qu’elle arrache
bien mieux encore que le Mouton ; elle enlève ainsi à la prairie toute chance
de se régénérer, d’autant plus que, peu exigeante, elle est même capable de
grimper aux arbres pour en dévorer les rameaux quand le tapis graminéen a
disparu
52
.
Certains économistes ont loué ses mérites en insistant sur le fait que la
chèvre est capable de se sustenter dans des milieux où aucun autre animal
domestique ne peut subsister ; il s’agirait donc, selon eux, d’un merveilleux
allié permettant la survie dans des régions que l’homme serait forcé
d’évacuer sans ce transformateur des plus pauvres végétaux en substances
alimentaires assimilables.
En réalité une telle économie représente un cul-de-sac, étape ultime
d’une évolution comportant des stades beaucoup plus prospères. La chèvre
