Comparaison des charges de divers pâturages à travers le monde (d’après Bourlière, Unesco,
1963, d’après de nombreux auteurs)
Pâturages naturels
Charge en kg/km 2
Pampa argentine
14 000
Prairie du Texas
11 000
High-veld sud-africain
8 500
Savane à Themeda, Kenya 3 500-5 500
Savane, Rhodésie
5 000
Pâturages artificiels
Charge en kg/km 2
Kivu, Zaïre
65 000
Prairie, Belgique
48 000
Rubona, Rwanda
40 000
Nioka, Ituri, Zaïre
34 000
Kiyaka, Kwango, Zaïre 5 500
Oklahoma
3 600
La notion de capacité limite ne s’applique bien entendu pas seulement
aux animaux domestiques, car il s’agit d’une loi écologique absolument
générale. Une certaine superficie ne pourra de même « supporter » qu’un
nombre déterminé d’Antilopes ou de Cerfs, étant donné les conditions du
milieu et les besoins alimentaires des animaux. Si cette charge est dépassée,
les populations d’animaux sauvages donneront lieu à des processus
d’autorégulation (prédation, maladies et parasitoses consécutives à la sousalimentation). Sauf des exceptions, où l’homme a d’ailleurs sa part de
responsabilité (nous y reviendrons plus loin), les populations d’herbivores
sauvages sont en équilibre avec leur milieu, équilibre bien entendu en
perpétuelle évolution en fonction des fluctuations du milieu.
Il n’en est pas de même des animaux domestiques soustraits en grande
partie aux lois naturelles par l’action délibérée de l’homme. Des facteurs
économiques, et en particulier les cours élevés des viandes, des cuirs et de
la laine, encouragent la surcharge en bétail. Là encore l’homme manifeste
une fâcheuse tendance à chercher davantage un profit immédiat qu’à
assurer la sage gestion du capital naturel que représentent les terres
d’élevage. Enfin il ne faut pas oublier qu’en plus de sa valeur économique,
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