enveloppes imperméables. Les plantes les plus favorisées sont surtout celles
qui disposent d’organes de résistance souterrains profondément enfouis. Les
Graminées vivaces à système radiculaire très développé et qui rejettent
facilement en se reproduisant d’une manière purement végétative (par
exemple certains Andropogon et Cymbopogon) prennent le pas sur d’autres.
Les associations végétales sont donc modifiées quantitativement et
qualitativement par la pratique des feux courants. Les habitats fermés – par
exemple les savanes boisées – tendent à se transformer en habitats ouverts,
par disparition progressive des arbres. Au lieu des formations climax
s’établit un équilibre artificiel souvent qualifié de pyroclimax, entretenu par
le passage annuel du feu. Même si la forêt humide elle-même n’est pas
détruite par les feux de brousse, elle est empêchée de se reformer quand, au
cours d’un premier stade, elle a été défrichée pour l’établissement de
cultures.
Dans l’ensemble, l’écosystème tout entier est considérablement
appauvri, notamment quant au nombre des espèces végétales (cet effet est
encore accentué par le pâturage des animaux domestiques qui exercent une
sélection sur les espèces consommées). Les formations tendent à devenir de
plus en plus xérophiles, et l’on observe un acheminement progressif très net
vers l’assèchement, voire la désertification du milieu, évolution où
interviennent des facteurs très divers en plus du feu, la pièce maîtresse de ce
système.
Ces transformations ont aussi une influence sur la composition
faunistique. Pour nous en tenir aux mammifères, on constate que les
végétariens prélevant des plantes herbacées sont favorisés aux dépens de
ceux qui se nourrissent de feuillages et de végétation buissonnante. On peut
ainsi expliquer certains déplacements d’équilibre entre espèces d’Ongulés,
comme l’abondance des Buffles dans certaines réserves périodiquement
brûlées (notamment au parc Krüger, en Afrique du Sud).
On remarquera également que l’action des feux de brousse sur les sols
est tout aussi importante. Parfois minime
40
, l’élévation de la température du
sol peut être forte dans certains cas, surtout quand la couche humifère est
sèche. On a signalé des feux d’humus, à l’instar de ce qui se passe parfois
dans les forêts de Conifères en zone tempérée, l’incendie se propageant
aussi bien en dessous qu’en dessus de la surface du sol. Il est bien évident
qu’alors les racines des arbres sont brûlées comme les semences incluses
qui disposent d’organes de résistance souterrains profondément enfouis. Les
Graminées vivaces à système radiculaire très développé et qui rejettent
facilement en se reproduisant d’une manière purement végétative (par
exemple certains Andropogon et Cymbopogon) prennent le pas sur d’autres.
Les associations végétales sont donc modifiées quantitativement et
qualitativement par la pratique des feux courants. Les habitats fermés – par
exemple les savanes boisées – tendent à se transformer en habitats ouverts,
par disparition progressive des arbres. Au lieu des formations climax
s’établit un équilibre artificiel souvent qualifié de pyroclimax, entretenu par
le passage annuel du feu. Même si la forêt humide elle-même n’est pas
détruite par les feux de brousse, elle est empêchée de se reformer quand, au
cours d’un premier stade, elle a été défrichée pour l’établissement de
cultures.
Dans l’ensemble, l’écosystème tout entier est considérablement
appauvri, notamment quant au nombre des espèces végétales (cet effet est
encore accentué par le pâturage des animaux domestiques qui exercent une
sélection sur les espèces consommées). Les formations tendent à devenir de
plus en plus xérophiles, et l’on observe un acheminement progressif très net
vers l’assèchement, voire la désertification du milieu, évolution où
interviennent des facteurs très divers en plus du feu, la pièce maîtresse de ce
système.
Ces transformations ont aussi une influence sur la composition
faunistique. Pour nous en tenir aux mammifères, on constate que les
végétariens prélevant des plantes herbacées sont favorisés aux dépens de
ceux qui se nourrissent de feuillages et de végétation buissonnante. On peut
ainsi expliquer certains déplacements d’équilibre entre espèces d’Ongulés,
comme l’abondance des Buffles dans certaines réserves périodiquement
brûlées (notamment au parc Krüger, en Afrique du Sud).
On remarquera également que l’action des feux de brousse sur les sols
est tout aussi importante. Parfois minime
40
, l’élévation de la température du
sol peut être forte dans certains cas, surtout quand la couche humifère est
sèche. On a signalé des feux d’humus, à l’instar de ce qui se passe parfois
dans les forêts de Conifères en zone tempérée, l’incendie se propageant
aussi bien en dessous qu’en dessus de la surface du sol. Il est bien évident
qu’alors les racines des arbres sont brûlées comme les semences incluses
