néfaste sur les terrains en pente, dont le revêtement forestier constitue la
seule protection vraiment efficace.
Sans doute certaines des causes de déboisement ont-elles disparu à
l’heure actuelle, notamment parce que le bois n’est plus utilisé comme
combustible en métallurgie (cet emploi a été à l’origine de la destruction
des forêts dans une bonne partie de l’Europe). Mais de nombreux facteurs
nouveaux sont maintenant venus s’ajouter aux anciens et la plupart se sont
aggravés dans des proportions inquiétantes. En 1953, 1,4 milliard de m 3 de
bois ont été abattus dans le monde (ce chiffre est sans doute en dessous de
la vérité), parmi lesquels 38 % ont été exploités en grumes, 13 % pour la
fabrication de pâte à papier, 5 % pour des usages industriels divers, et 44 %
pour le chauffage et la préparation des aliments. En 1967, l’exploitation de
bois rond s’éleva à 2,1 milliards de m 3 (Nations unies, Annuaire statistique,
1968). L’utilisation du bois comme combustible, soit directement, soit après
fabrication de charbon de bois (souvent par des méthodes irrationnelles
entraînant des pertes importantes de matière première), occupe donc encore
la première place à l’époque actuelle, les deux tiers de l’humanité s’en
servant pour la cuisson des aliments et 75 % des Latino-Américains n’ayant
que le bois comme combustible.
Simultanément se sont créés de nouveaux besoins. La demande de bois
d’œuvre est en augmentation en dépit du remplacement de ce matériau dans
certains de ses emplois. La demande croissante de pâte à papier exige une
exploitation massive des forêts (45,5 millions de tonnes en 1952). Les
dizaines de milliers de journaux, de revues et de livres qui paraissent dans
le monde consomment sans cesse plus de forêt
29
.
Par ailleurs la pression démographique et le remplacement de terres de
culture devenues stériles en raison des mauvaises pratiques agricoles font
que des zones nouvelles sont sans cesse défrichées et transformées en
champs. Les cultures, d’abord confinées aux régions basses, ont une
tendance généralisée à remonter le long des pentes demeurées boisées,
privant ainsi les bassins supérieurs des fleuves de leur manteau protecteur.
Les lamentables expériences qui ont eu jadis l’Europe méditerranéenne et
l’Amérique centrale pour théâtres se reproduisent dans de nombreuses
régions du globe. De plus les moyens techniques à la disposition de
l’homme se sont considérablement perfectionnés, en même temps que
seule protection vraiment efficace.
Sans doute certaines des causes de déboisement ont-elles disparu à
l’heure actuelle, notamment parce que le bois n’est plus utilisé comme
combustible en métallurgie (cet emploi a été à l’origine de la destruction
des forêts dans une bonne partie de l’Europe). Mais de nombreux facteurs
nouveaux sont maintenant venus s’ajouter aux anciens et la plupart se sont
aggravés dans des proportions inquiétantes. En 1953, 1,4 milliard de m 3 de
bois ont été abattus dans le monde (ce chiffre est sans doute en dessous de
la vérité), parmi lesquels 38 % ont été exploités en grumes, 13 % pour la
fabrication de pâte à papier, 5 % pour des usages industriels divers, et 44 %
pour le chauffage et la préparation des aliments. En 1967, l’exploitation de
bois rond s’éleva à 2,1 milliards de m 3 (Nations unies, Annuaire statistique,
1968). L’utilisation du bois comme combustible, soit directement, soit après
fabrication de charbon de bois (souvent par des méthodes irrationnelles
entraînant des pertes importantes de matière première), occupe donc encore
la première place à l’époque actuelle, les deux tiers de l’humanité s’en
servant pour la cuisson des aliments et 75 % des Latino-Américains n’ayant
que le bois comme combustible.
Simultanément se sont créés de nouveaux besoins. La demande de bois
d’œuvre est en augmentation en dépit du remplacement de ce matériau dans
certains de ses emplois. La demande croissante de pâte à papier exige une
exploitation massive des forêts (45,5 millions de tonnes en 1952). Les
dizaines de milliers de journaux, de revues et de livres qui paraissent dans
le monde consomment sans cesse plus de forêt
29
.
Par ailleurs la pression démographique et le remplacement de terres de
culture devenues stériles en raison des mauvaises pratiques agricoles font
que des zones nouvelles sont sans cesse défrichées et transformées en
champs. Les cultures, d’abord confinées aux régions basses, ont une
tendance généralisée à remonter le long des pentes demeurées boisées,
privant ainsi les bassins supérieurs des fleuves de leur manteau protecteur.
Les lamentables expériences qui ont eu jadis l’Europe méditerranéenne et
l’Amérique centrale pour théâtres se reproduisent dans de nombreuses
régions du globe. De plus les moyens techniques à la disposition de
l’homme se sont considérablement perfectionnés, en même temps que
