intactes, vouées à toutes les convoitises. La mise en exploitation, souvent
irrationnelle, de terres marginales, sans vocation agricole ou pastorale, les
conduit à la ruine pédologique, en même temps que disparaissent la flore et
la faune sauvages et que continue à s’étendre le chancre de l’érosion
accélérée.
Ce processus inquiétant pour l’économiste comme pour le naturaliste a
de multiples causes immédiates, bien que toutes traduisent une exploitation
inconsidérée des sols. Les facteurs de destruction sont constitués par le
déboisement, la destruction de la végétation par les feux, les mauvaises
pratiques agricoles et le surpâturage. Il convient d’évoquer ces fléaux,
certes anciens, mais aux effets décuplés à l’époque contemporaine par
l’ampleur des moyens techniques mis en œuvre et par l’accroissement de la
population humaine.
3. Déforestation
On peut abattre les forêts quand c’est nécessaire, mais il
est temps de mettre un terme à leur anéantissement. Les
forêts […] gémissent sous la hache, des milliards d’arbres
périssent, les repaires des bêtes sauvages et les nids des
oiseaux se vident, les rivières s’ensablent et se dessèchent,
des paysages merveilleux disparaissent à jamais.
Anton Tchekhov
L’Esprit des bois
Le déboisement
28
a constitué encore dans de nombreuses régions du
globe le premier stade de la destruction des milieux primitifs et de la
dégradation des sols. Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer ses méfaits.
L’homme n’a malheureusement pas su lire les leçons de l’histoire. Dans le
passé, la hache et le feu furent à l’origine d’un processus infernal en
provoquant la déforestation génératrice d’érosion accélérée. Les
inondations et la dégradation consécutives des sols ont ruiné les cités et les
labours dans les régions basses. Et pourtant la destruction de la forêt se
poursuit sur un rythme accru à travers le monde. Elle est particulièrement
irrationnelle, de terres marginales, sans vocation agricole ou pastorale, les
conduit à la ruine pédologique, en même temps que disparaissent la flore et
la faune sauvages et que continue à s’étendre le chancre de l’érosion
accélérée.
Ce processus inquiétant pour l’économiste comme pour le naturaliste a
de multiples causes immédiates, bien que toutes traduisent une exploitation
inconsidérée des sols. Les facteurs de destruction sont constitués par le
déboisement, la destruction de la végétation par les feux, les mauvaises
pratiques agricoles et le surpâturage. Il convient d’évoquer ces fléaux,
certes anciens, mais aux effets décuplés à l’époque contemporaine par
l’ampleur des moyens techniques mis en œuvre et par l’accroissement de la
population humaine.
3. Déforestation
On peut abattre les forêts quand c’est nécessaire, mais il
est temps de mettre un terme à leur anéantissement. Les
forêts […] gémissent sous la hache, des milliards d’arbres
périssent, les repaires des bêtes sauvages et les nids des
oiseaux se vident, les rivières s’ensablent et se dessèchent,
des paysages merveilleux disparaissent à jamais.
Anton Tchekhov
L’Esprit des bois
Le déboisement
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a constitué encore dans de nombreuses régions du
globe le premier stade de la destruction des milieux primitifs et de la
dégradation des sols. Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer ses méfaits.
L’homme n’a malheureusement pas su lire les leçons de l’histoire. Dans le
passé, la hache et le feu furent à l’origine d’un processus infernal en
provoquant la déforestation génératrice d’érosion accélérée. Les
inondations et la dégradation consécutives des sols ont ruiné les cités et les
labours dans les régions basses. Et pourtant la destruction de la forêt se
poursuit sur un rythme accru à travers le monde. Elle est particulièrement
